Cécilia Attias livre sa «vérité» sur sa rupture avec Nicolas Sarkozy

CONFIDENCES L'ex-femme de Nicolas Sarkozy revient également sur la polémique du Fouquet's et les vacances du couple sur le yacht de Vincent Bolloré...

C.B. avec AFP

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Cécilia Attias, ex-Sarkozy, en octobre 2008 en Californie.
Cécilia Attias, ex-Sarkozy, en octobre 2008 en Californie. — MARCOCCHI GIULIO/SIPA

Cécilia Attias confie à l'hebdomadaire Elle sa «vérité» sur les moments de sa séparation d'avec Nicolas Sarkozy. Dans cette interview à paraître vendredi, et réalisée à l'occasion de la publication le 9 octobre de son livre, Une envie de vérité (Editions Flammarion), l'ex Première dame assure qu'«évidemment» elle s'est «sentie coupable», mais ajoute-t-elle, «la culpabilité, ça n'apporte rien, c'est stérile, c'est pire que le regret».

Celle qui ne s'était jamais exprimé sur cette période de sa vie explique avoir décidé d'écrire pour «défendre (ses) idées» mais aussi pour «dire les choses telles» qu'elle les avait «vécues». L'hebdomadaire Le Point, paru ce jeudi, publie lui en exclusivité les bonnes feuilles de l'ouvrage autobiographie de Cécilia. 

Richard Attias

La première rencontre entre Cécilia et celui qui deviendra «l’homme de sa vie» remonte à octobre 2004. Elle se déroule à Bercy, où la femme de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Economie, a été nommée conseiller technique.

Richard Attias est chargé de «l’organisation du congrès pour l’élection du président de l’UMP qui devait se tenir à la fin du mois de novembre au Bourget», rappelle Le Point, qui cite ce passage du livre confessions de Cécilia Attias: «Embarquée dans l’agitation creuse des médias, j’avais soudain devant moi un homme solide, précis, posé, rassurant pour la personne inquiète que j’étais devenue».

Son abstention

Interrogée par Elle sur le fait qu'elle n'est pas allée voter au second tour de la présidentielle, Cécilia Attias répond: «J'ai voté à un des deux tours. Mais vous ne vous rendez pas compte de ce que c'était que de voter. Quand vous êtes la femme d'un futur chef d'Etat, les photographes vous guettent comme un animal et, moi, comme c'est arrivé à tant de gens, j'étais en train de me demander si je voulais encore de ce couple. J'allais trop mal pour supporter ces regards. J'aurais dû, mais je n'ai pas pu».

Le soir de la victoire

Sur sa présence place de la Concorde au soir de la victoire, après des hésitations, elle explique à Elle: «La Concorde, c'était différent. Pour le vote, je doutais. Là, je savais, j'avais choisi de reconstruire notre famille. Il fallait donc me jeter à l'eau, et j'étais au bord du bassin... Je n'y arrivais pas, je restais devant ma télé. Jeanne-Marie m'a appelée, elle m'a dit: "Maman, tu resteras en dehors après si tu veux mais, là, tes enfants sont là, ton mari est là, et tu as fait tant de sacrifices que cette victoire, c'est un peu la tienne. Viens". Elle avait raison».

Le Fouquet's

«Evidemment, j'ai été blessée par les attaques dont j'ai fait l'objet. J'ai toujours encaissé sans rien dire mais, contrairement à ce que l'on croit, le cuir ne s'épaissit pas», dit-elle au magazine féminin. Elle affirme que, contrairement aux propos de proches de Nicolas Sarkozy, l'idée de fêter la victoire du nouveau chef de l'Etat au Fouquet's n'était pas la sienne: «En réalité, Nicolas et moi avons choisi ce lieu ensemble parce que les Champs-Elysées sont le coeur de Paris et Paris est le coeur de la France».

De même, Cécilia Attias assure que ce n'est pas elle qui a dressé la liste des invités de cette soirée, qui fut décriée tout au long du mandat de Nicolas Sarkozy. «Je n'ai jamais établi de liste d'invités, ni bloqué l'entrée à quiconque! Le cabinet de Nicolas s'en est chargé», assure-t-elle.

Le yacht de Bolloré

Au sujet du yacht de Bolloré sur lequel le couple présidentiel était parti quelques jours, elle affirme à Elle que c'était «l'idée de Nicolas qui voulait faire plaisir à (leur) fils Louis (...) et nous trouver un endroit loin des photographes».

Les infirmières bulgares

En juillet 2007, Cécilia se rend à Tripoli pour négocier avec Kadhafi la libération des infirmières bulgares. Après une longue attente, elle le rencontre dans un bunker, niché sous le palais présidentiel. Et débute la discussion par l’attaque: «Est-ce que vous avez conscience de la manière dont vous vous permettez de me traiter? Et je vous prie de ne pas vous approcher de moi!», raconte-t-elle dans un extrait de son livre, publié par Le Point.

Après un moment d’échanges, Kadhafi lui lance: «Mais je veux bien vous les donner, les infirmières! Voilà, je vous les donne! Vous êtes contente?». Cécilia comprend toutefois que cette décision «n’est pas bloquée par Kadhafi lui-même, mais par son gouvernement et son fils Saïf». C’est ce qui la pousse, dès l’entretien terminé, à inciter ses officiers de sécurité d’aller immédiatement chercher les infirmières et le médecin palestinien dans la prison où ils sont retenus. Avec le succès que l’on sait.

La séparation

Cécila Attias décrit sa séparation d'avec Nicolas Sarkozy comme «une démarche totalement personnelle». «Ce qui nous est arrivé est une chose banale (...) Il se trouve que mon mari était président de la République. Mais ce n'était pas du courage, c'était ce qu'il fallait faire pour être en accord avec moi-même».

Elle raconte dans son livre que certaines de ses amies ont divorcé pour prendre sa place: «Les gens feraient n'importe quoi pour de l'argent ou du pouvoir». Interrogée sur une candidature à la présidentielle de 2017 de Nicolas Sarkozy, avec qui elle entretient de bonnes relations, elle dit n'en savoir «strictement rien» mais ajoute: «En politique, aucune porte n'est jamais complètement fermée».