Jean-Marc Ayrault a «toute confiance» en Manuel Valls

POLITIQUE «Sa tâche est difficile», a justifié le Premier ministre...

avec AFP

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Jean-Marc Ayrault le 28 août 2013 à Paris.
Jean-Marc Ayrault le 28 août 2013 à Paris. — PATRICK KOVARIK / AFP

Jean-Marc Ayrault a assuré mercredi à l'Assemblée avoir «toute confiance» en son ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, malgré leur récent différend au sujet de la capacité d'«intégration» des Roms en France.

«Rassurez-vous, j'ai toute confiance dans le ministre de l'Intérieur», a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions d'actualité, ajoutant: «Sa tâche est difficile. Assurer la mission pour la sécurité des Français, quand on sait la situation que nous avons trouvée, ça demande de la ténacité.»

«Le Président de la République a rappelé la politique du gouvernement: fermeté, respect de la loi, humanité», a estimé Jean-Marc Ayrault devant l'Assemblée.

 Le Premier ministre avait la veille affirmé dans l'hémicycle que «l'intégration» des Roms était «possible» à condition qu'ils respectent les lois.

Le ministre de l'Intérieur avait lui estimé que «les solutions d'intégration» ne pouvaient «concerner que quelques familles», suscitant des critiques de plusieurs ministres. 

«La responsabilité» pour inspiration

Jean-Ayrault, dans une réponse au député UMP Gérald Darmanin, est aussi revenu sur la mise au point de François Hollande le matin en Conseil des ministres. «Le président de la République a tenu à apporter une précision de comportement et de méthode», a expliqué le chef du gouvernement. Ce qui doit inspirer l'équipe ministérielle, «c'est la collégialité, la solidarité et, ça a l'air de vous manquer, la responsabilité», a lancé Jean-Marc Ayrault à l'adresse de la droite.

«Un gouvernement, c'est un ensemble de personnalités mais ce n'est pas une addition d'individualités», a insisté Jean-Marc Ayrault. «En ce qui me concerne, je veillerai à ce qu'il en soit ainsi chaque jour», a assuré le Premier ministre, auquel François Hollande a demandé mercredi matin de «veiller encore davantage à la coordination du travail et de l'expression gouvernementale».