Polémique sur les Roms: Hollande devrait s'exprimer en Conseil des ministres ce mercredi

avec AFP

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François Hollande lors d'une conférence au G20, à Saint-Pétersbourg (Russie), le 6 septembre 2013.
François Hollande lors d'une conférence au G20, à Saint-Pétersbourg (Russie), le 6 septembre 2013. — E. FEFERBERG/AFP PHOTO

François Hollande devrait s'exprimer mercredi en Conseil des ministres sur le différend qui oppose Cécile Duflot (Logement) à Manuel Valls (Intérieur) autour des Roms, a annoncé mardi une source gouvernementale. «Il est probable qu'il en parle demain au Conseil des ministres», a déclaré cette source, ajoutant que «le président revient toujours sur la semaine écoulée et évoque la semaine à venir» au cours de ce rendez-vous hebdomadaire.

Interrogé par BFMTV sur cette affaire qui agite le gouvernement depuis la semaine dernière, le président du groupe PS à l'Assemblée Bruno Le Roux a lui aussi déclaré que le chef d'Etat devrait l'évoquer «peut-être demain en Conseil des ministres». Lundi à Cherbourg, François Hollande, pressé de question sur le même sujet, avait lâché aux journalistes «pas ici, bientôt», laissant augurer une mise au point en bonne et due forme.

Valls semble calmer le jeu

Sa prise de parole est particulièrement attendue après plusieurs jours de mutisme. Les propos de Manuel Valls niant mardi dernier la volonté d'intégration d'une majorité de Roms et estimant qu'ils avaient «vocation à retourner dans leur pays», avaient mis le feu aux poudres. Le ministre de l'Intérieur est allé «au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain», a vitupéré Cécile Duflot, appelant François Hollande à trancher.

Des «propos insupportables», a répliqué dimanche le ministre de l'Intérieur. Mardi à l'Assemblée, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a jugé qu'il n'y avait «pas de raison d'exacerber» la question des Roms et jugé possible «l'intégration» des tziganes d'Europe de l'Est à condition qu'ils respectent «les lois de la République».

En attendant, Manuel Valls semble calmer le jeu. D'après RTL, le ministre aurait exprimé ses regrets à Jean-Marc Ayrault: «Manuel Valls a reconnu une maladresse et concédé qu'il n'aurait pas dû utiliser ces mots-là», explique la station.