VIDÉO. Travail dominical: Mélenchon fustige les entreprises qui «violent la loi»... Sylvie Pinel annonce une concertation...

RÉACTIONS près la décision de Castorama et Leroy Merlin d'ouvrir leurs portes en Ile-de-France malgré l'interdiction de travail dominical imposée par le tribunal de commerce...

avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche, à la manifestation contre les retraites le 10 septembre 2013.
Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche, à la manifestation contre les retraites le 10 septembre 2013. — WITT/SIPA

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche (PG) a fustigé ce dimanche les entreprises «qui violent la loi», telles Castorama et Leroy Merlin qui ont ouvert leurs portes en Ile-de-France malgré l'interdiction de travail dominical imposée par le tribunal de commerce.

«Je ne comprends pas quand on est une grande entreprise qu’on viole la loi et qu’on s’en vante […] la loi est la loi, il faut la respecter», a déclaré Jean-Luc Mélenchon, invité du 12/13 Dimanche sur France 3. «Ces gens désobéissent ouvertement à la loi et donnent le signal à la société "du moment qu’on a de l’argent on a le droit de désobéir à la loi"», a-t-il ajouté. Il a par ailleurs estimé qu’il fallait changer la loi «pour la durcir».

«La pause hebdomadaire, le fait qu’on puisse au moins un jour dans la semaine être toute la famille réunie, c’est très important», a-t-il dit. «Une toute petite partie des gens qui travaillent le dimanche le fait parce que cela leur convient mais tous les autres sont contraints», a dénoncé Jean-Luc Mélenchon. Ouvrir le dimanche, «ne créera pas un emploi de plus. Les gens qui vont consommer le dimanche sont ceux qui auraient consommé le samedi», a-t-il ajouté.

 

«Créer les conditions d’un dialogue»

De son côté, le ministre du Budget Bernard Cazeneuve s’est dit «dévaforable» à la généralisation du travail le dimanche mais a reconnu qu’il y avait des «situations particulières» et qu’il fallait «créer les conditions d’un dialogue» avec le secteur, au Grand Rendez-vous i-Télé, Europe 1 et Le Monde.

«Est-ce que l’on ne peut pas essayer de trouver, sur ce sujet, le chemin de la réponse juste et pragmatique? Essayer de faire en sorte que lorsque décision de justice a été prise, le droit passe, et que ceux qui n’ont pas obtenu satisfaction devant les tribunaux commencent par respecter la décision des tribunaux?», s’est-il interrogé.

Il a jugé «possible, en signe d’apaisement, de créer des conditions dans des régions particulières et d’engager la discussion. Je préfère de bons compromis pour trouver de bonnes solutions, plutôt que de mauvais débats».

Concertation

Sa collègue du Commerce et de l’Artisanat, Sylvia Pinel, a concédé ce dimanche qu’il y avait une «complexité de la législation» qui débouchait sur «un millefeuille réglementaire qu’il faut absolument clarifier, mais sans polémique». Elle a annoncé l’organisation de «réunions pour écouter et dialoguer avec les professionnels. Nous allons […] nous concerter avec les professionnels pour avancer sur la question de l’ouverture du dimanche».

Une ouverture qui tranche avec les déclarations samedi du ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon — qui a jugé «inadmissible qu’une marque n’applique pas une décision de justice» — et celles de la garde des Sceaux Christiane Taubira qui a rappelé que «les règles s’imposent» car «nous sommes dans un Etat de droit».