VIDÉO. Après ses propos polémiques sur les Roms, Manuel Valls ne veut «rien corriger»

POLEMIQUE Le ministre de l'Intérieur répond à Arnaud Montebourg et aux critiques à l'égard de ses propos sur les Roms et leur refus de s'intégrer...

O.G.

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Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, le 17 septembre 2013 à Nice.
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, le 17 septembre 2013 à Nice. — BEBERT BRUNO/SIPA

Interviewé par Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, le ministre de l'Intérieur revient sur la polémique lancée la veille par ses propos sur les Roms. Manuel Valls avait affirmé mardi que seule une minorité de Roms souhaitait s'intégrer en France, ces populations ayant «des modes de vie extrêmement différents des nôtres». Ces propos lui ont valu une volée de bois vert des associations de défense des étrangers et des critiques dans les rangs socialistes.

Au micro de Bourdin, Manuel Valls estime qu'il n'a «rien à corriger» dans ses propos. «Les Roms ont vocation à rester dans leur pays, la Roumanie et la Bulgarie et à s'intégrer là-bas. Les Roms, contrairement à ce que j'entends, sont prêts à revenir en Roumanie», a insisté Manuel Valls.

Environ 20.000 Roms en France

Il y a environ 20.000 Roms, a expliqué le ministre. Dont 8.000 à 9.000 en Seine-Saint-Denis, «ajoutant ainsi des difficultés à d'autres difficultés». Avec les expulsions, ce chiffre est descendu autour de 3.000 personnes.

«Ils doivent rentrer chez eux»

«Soit on trouve des solutions d'insertion, mais elles sont limitées. Soit ils doivent rentrer chez eux.» Le ministre a de nouveau critiqué l'aide au retour, qui générait un appel d'air, rappelant que le gouvernement avait mis fin à cette aide.

«Il faut démanteler tous les campements quand il y a une décision de justice ou une situation sanitaire difficile. Nous ne sommes pas là pour accueillir ces populations.» Il est revenu sur la fameuse phrase de Michel Rocard: «Nous n'avons pas vocation à accueillir toute la misère du monde.»

La question des populismes

A partir du 1er janvier 2014, la libre circulation des travailleurs sera possible. «Regardons la réalité, la montée des populismes en Europe. Si nous pensons que nous pouvons accueillir tout le monde, c'est le populisme qui gagnera», a résumé le ministre.