Pour la droite parisienne, tous les problèmes d’insécurité mènent aux Roms

A. S.

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Bernard Debré, à Paris le 13 février 2013.
Bernard Debré, à Paris le 13 février 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Alors que la candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, organise ce jeudi matin un déplacement sur le thème de la sécurité à proximité de la tour Eiffel au cours duquel les Roms sont évoqués, le député UMP de Paris Bernard Debré consacre un article de son blog à «l’insécurité à Paris et certains Roms».

Tout en disant «qu’il ne faut pas stigmatiser la communauté rom dans sa globalité», Bernard Debré écrit que «de nombreux Roms sont venus prendre possession de la ville de Paris». «Ils sont là, harcelant les Parisiens ou les touristes, volant, pillant, quémandant. Ils sont soumis à des organisations mafieuses, quelques fois restées en Roumanie. Il s’agit-là d’un véritable problème que nous devons résoudre. (…) Voici une population qui est souvent envoyée à dessein de son pays d’origine pour voler, piller, pour harceler et le représentant de cette population demande toujours plus.»

Pour NKM, «les Roms harcèlent beaucoup les Parisiens»

Parmi les solutions, le député propose de «rétablir une frontière (certes, contrairement à la convention de Schengen)» avec la Roumanie [NDLR: la Roumanie ne fait pas partie de l’espace Schengen].

Pour lui, «Nathalie Kosciusko-Morizet a eu raison de dire qu’il s’agissait d’un véritable problème». Sur I-Télé mercredi, la candidate avait déclaré avoir «l'impression que les Roms harcèlent beaucoup les Parisiens». Elle avait ensuite évoqué son souhait de rétablir les arrêtés «anti-mendicité agressive», comme partie d'un «dispositif qui vise à terme l'expulsion» de «bandes de Roms» qui cherchent à «dépouiller» la population.

 

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