NKM met l'accent sur la sécurité

MUNICIPALES PARISIENNES La candidate UMP à la mairie de Paris veut notamment doubler le nombre de caméras de vidéosurveillance et rétablir les arrêtés «anti-mendicité agressive» dans la capitale...

Avec AFP
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Nathalie Kosciusko-Morizet, le 15 septembre 2013 à Paris.
Nathalie Kosciusko-Morizet, le 15 septembre 2013 à Paris. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

La candidate UMP à la  mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet,  a présenté lundi les  principaux points de son programme en matière de  sécurité, «le premier  sujet» de cette campagne pour les municipales. Doubler le nombre de caméras de vidéosurveillance, rétablir  les  arrêtés «anti-mendicité agressive», et créer une police de quartier   sont les trois priorités de la députée de l'Essonne, qui était lundi   partie à la rencontre des habitants du 14e arrondissement sur les thèmes   de la sécurité et du logement.

Après une déambulation dans les rues, où les rencontres de  quartier  n'étaient pas au rendez-vous, celle-ci a exposé à la presse son   programme, mettant l'accent sur la nécessité de «changer les   priorités». «Je propose pour cela de recréer une police de quartier», en   «rapprochant les Inspecteurs de sécurité de la ville de Paris (ISVP) et   les Agents de surveillance de Paris (ASP)», qui seraient affectés à la   répression des délits d'insalubrité et d'incivilité, a-t-elle expliqué   dans un café du quartier de la porte de Vanves. «Les ISVP sont pour l'instant cantonnés dans les parcs et  jardins,  et les ASP se concentrent sur les PV de stationnement», a  critiqué la  candidate, déplorant la «chute de présence» de ces agents  «sur la voie  publique».

Doubler le nombre de caméras de vidéo-protection

L'ancienne ministre souhaite également rétablir les arrêtés   «anti-mendicité agressive», interrompus en juin 2012 par le préfet de   police de Paris. Ces arrêtés polémiques font partie, selon NKM, d'un   «dispositif qui vise à terme l'expulsion» de «bandes de Roms» qui   cherchent à «dépouiller» la population. «Ces arrêtés servent en fait de   base légale à des contrôles d'identité», a répété la candidate.

La vidéosurveillance constitue le troisième axe du programme  de Mme  Kosciusko-Morizet, qui souhaite «doubler le nombre de caméras de   vidéo-protection» pour arriver à un ratio d'une caméra pour mille   habitants en surface, un projet dont elle estime le coût entre 230 et   250 millions d'euros.

La candidate UMP, qui a  critiqué l'«angélisme idéologique» de la majorité qui «fuit ses  responsabilités en matière de sécurité à Paris», a également évoqué la  question de la «salle de shoot» du quartier de la gare du Nord. NKM a  indiqué qu'elle était contre cette salle, qu'elle souhaiterait fermer  si elle était élue.