Entre «désinvolture» et «vision claire», les avis divergent après l’intervention de François Hollande

avec AFP

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François Fillon le 29 août 2013 à Rouez-en-Champagne, dans la Sarthe.
François Fillon le 29 août 2013 à Rouez-en-Champagne, dans la Sarthe. — WITT/SIPA

Les réactions à l’interview de François Hollande, dimanche soir sur TF1, étaient, comme de coutume, très contrastées.

Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, a estimé que «le président de la République a fait taire ses contempteurs en délivrant une vision claire et nette de son action.»

Clairs obscurs

Jean-Michel Baylet, président du PRG, a salué «une intervention dense et forte» de François Hollande, qui a «donné tous les éclaircissements que nos concitoyens attendaient sur la crise syrienne» et a «su répondre aux inquiétudes des Français face à la situation économique.»

A gauche toujours, le Parti de Gauche a critiqué un «enfumage élyséen» : «François Hollande a tenté de s'en sortir en joueur de bonneteau qu'il est. A coup de promesses et de blabla techniques sur les impôts, il n'a pu camoufler l'augmentation de la TVA et plus généralement la cure d'austérité aggravée qui attend les Français.»

«Hypnose» et «désinvolture»

Les critiques les plus dures viennent de la droite. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République a « la sensation d'avoir été victime d'une hypnose collective. A écouter François Hollande, la Syrie aurait plié grâce à sa fermeté et la France ne serait pas au banc des négociations. A écouter François Hollande, le chômage baisse lentement mais sûrement et les 84 nouvelles taxes subies par nos concitoyens sont le fait d'un autre gouvernement. Les Français ne vivent visiblement pas dans le même pays.»

Pour Jean-Louis Borloo, président de l'UDI, «la désinvolture de François Hollande sur les sujets de l'emploi, du chômage et fiscaux me paraît complètement délirante.»

L’UMP s’agace

L’ancien Premier ministre François Fillon juge que « l’intervention du président de la République révèle le divorce profond entre un pouvoir satisfait de ses résultats et le pays encore en récession.»

 Michèle Tabarot, secrétaire générale de l'UMP, est sur la même ligne quand elle s’agace : «Les Français ne peuvent plus entendre ce discours déplorable qui prétend que les hausses d'impôts ne sont ni graves ni douloureuses pour les ménages.»