Le Front national se veut «incontournable» à Marseille

POLITIQUE Le parti présidé par Marine Le Pen affiche ses ambitions à l'occasion de son université de rentrée à Marseille...

Anne-Laëtitia Béraud

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La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 15 septembre à Marseille.
La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 15 septembre à Marseille. — B. LANGLOIS/ AFP PHOTO

Quel est le point commun entre Jean-Marc Ayrault et Jean Roucas ce week-end? Tant le Premier ministre que l’imitateur du «bebête-show» ont fait parler du Front national, qui tenait son université d’été à Marseille: le premier a demandé à l’UMP de «clarifier sa position» vis-à-vis du parti frontiste, après que François Fillon réaffirme la possibilité d’un vote FN au deuxième tour des municipales. Quant au deuxième, il a publiquement rallié Marine Le Pen, assis au premier rang du palais des congrès de Marseille, exaspéré par la violence dans la citée phocéenne.

Un Front national «incontournable» «dans tous les débats politiques», ce qui réjouit la présidente du FN, ce dimanche après-midi devant un large parterre de fidèles. A six mois des élections municipales, «les sondages montrent une adhésion croissante à nos idées et nous laissent espérer de grandes réussites», estime l’eurodéputée dans son discours de clôture, affirmant par ailleurs que «le vote Front national n’est pas contestataire (…) mais un vote positif, d’adhésion, assumé et plein d’espoir».

Spectre «d’une guerre civile»

Un message également sombre, la frontiste dénonçant en pagaille «les dirigeants incompétents et nuisibles», «la gangrène criminelle qui s’étend à toute la France», l’alliance militaire avec les Etats-Unis, l’immigration «légale et clandestine», ou encore «la soumission» à l’Union européenne. Avec, en funeste destin, le spectre d’«une guerre civile», fatale conséquence «de la décomposition de l’unité des Français», accable la frontiste.

Avec 623 têtes de listes investies, Marine Le Pen promet de traduire l’élan politique en votes, gagnant les appuis locaux qui font toujours défaut à l’édifice politique frontiste, depuis l’échec de leurs expériences à Marignane, Vitrolles ou Toulon.