Grenoble: Alain Carignon se retire de la course à la primaire UMP pour les municipales

POLITIQUE L'ancien ministre estime par ailleurs que la droite grenobloise est «la plus bête du monde» dans le «Dauphiné Libéré»...

avec AFP

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Alain Carignon, le 27 octobre2011 au Père Lachaise.
Alain Carignon, le 27 octobre2011 au Père Lachaise. — VILLARD/SIPA

L'ancien ministre Alain Carignon a annoncé ce jeudi qu'il se retirait de «la course des perdants» des primaires de l'UMP à Grenoble, organisées en vue des élections municipales de 2014, estimant que la droite grenobloise était «la plus bête du monde», dans un entretien au Dauphiné Libéré.

«En l'état, avec ces querelles qui montrent que la priorité pour la droite n'est pas de battre (le maire PS de Grenoble, Michel) Destot mais plutôt de s'autodétruire, je dis que je ne participerai pas à la course des perdants, car tous ces gens me tirent vers le bas», déclare Alain Carignon, ancien maire de Grenoble (1983-1995), au journal régional.

La fédération iséroise de l'UMP a suspendu la semaine dernière le déroulement des «primaires ouvertes de la droite et du centre» destinées à désigner un candidat pour les élections municipales de 2014. Plusieurs élus de droite ont critiqué cette décision dans la presse locale, certains y voyant la main d'Alain Carignon lui-même.

«Si [la droite grenobloise] m'appelle, je viens»

Dans le Dauphiné Libéré, Alain Carignon dénonce «une avalanche de communiqués de presse et de critiques virulentes» et regrette que «la droite grenobloise, la plus bête du monde, s'épanche publiquement», parlant de «spectacle indécent».

«Il faut que la droite se ressaisisse. Si elle m'appelle, je viens», a précisé Alain Carignon à l'AFP, en se disant «à la fois actif et disponible».

«Ma participation est indispensable pour gagner, a minima. Je pense que je suis le mieux placé pour dresser le vrai bilan de Destot et préparer un projet qui permette à Grenoble de sortir du déclassement dans lequel la ville est plongée», a-t-il ajouté.

Un comité se réunit vendredi sur ce cas

Les primaires de l'UMP devaient se tenir les 6 et 13 octobre prochains. Elles avaient été suspendues mercredi dernier, faute de locaux pour les organiser, un problème résolu quelques heures plus tard. Un «comité des sages» des primaires doit décider vendredi de la suite à donner au processus. Outre Alain Carignon, une seule autre candidature a été enregistrée jusqu'à présent, celle d'Alain Chamussy, chef de file de l'opposition municipale.

La mairie de Grenoble est dirigée par le socialiste Michel Destot depuis 1995. Il a succédé à Alain Carignon, ancien ministre RPR condamné pour corruption et abus de biens sociaux en 1996.