Syrie: François De Rugy (EELV) met en cause le Conseil de sécurité

avec AFP

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Le coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, François de Rugy, a jugé mercredi que la crise syrienne posait la question de la composition du Conseil de sécurité de l'ONU, organisme «à bout de souffle», lors du débat sur la Syrie à l'Assemblée nationale.

«Le blocage imposé par la Russie au sein du Conseil de sécurité de l'ONU soulève une fois encore la question du droit de veto des cinq membres permanents. Les écologistes ont été violemment critiqués lorsqu'ils proposaient en 2012 de réformer ce système, hérité de la Seconde Guerre mondiale et aujourd'hui à bout de souffle. La question du droit de veto des cinq membres permanents nous revient en effet aujourd'hui en boomerang, nous plaçant dans le cruel dilemme de céder à l'impuissance d'un côté ou de décrédibiliser cette institution internationale», a-t-il déclaré à la tribune.

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Reconnaissant que le groupe écologiste n'était «pas unanime» sur la question d'une intervention, François de Rugy a soutenu, sous conditions, le principe d'une opération militaire. Ne rien faire «conduirait à la radicalisation des parties prenantes de la guerre civile et serait le pire des signaux envoyés aux dictateurs et aux factions qui violent les principes élémentaires du droit international», a-t-il dit. Mais il a réaffirmé «la position constante» des écologistes en faveur d'un vote du Parlement.