Syrie: «D'autres moyens» d'intervenir s'il n'y a pas de coalition, dit Najat Vallaud-Belkacem

avec AFP

— 

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a déclaré mercredi que si la France ne parvenait pas à réunir une coalition pour une intervention militaire en Syrie, «alors il faudrait réfléchir à d'autres moyens».

«Dès lors qu'il y a coalition, c'est-à-dire dès lors que plusieurs Etats y vont ensemble, je pense que l'intervention militaire est la plus adaptée, mais s'il n'y avait pas coalition alors il faudrait réfléchir à d'autres moyens», a-t-elle affirmé sur RMC/BFMTV.

«Aujourd'hui François Hollande s'évertue à créer les conditions d'une coalition la plus large possible», a-t-elle précisé. «D'une coalition militaire dans un premier temps, et puis nous verrons si cette coalition militaire ne pouvait pas se faire, car la France n'interviendra pas seule».

«Nous pouvons déjà avoir le soutien pas simplement des Etats-Unis en cours de discussion, mais aussi de la Ligue arabe, de pays comme la Turquie, de pays comme l'Australie», a-t-elle énuméré, indiquant que la France se plaçait dans «une démarche proactive».

Les inspecteurs de l'Onu ne «se prononceront pas, eux, sur la responsabilité, donc ils n'apporteront pas d'éléments nouveaux en réalité», a dit Mme Vallaud-Belkacem, soulignant que les services de renseignement français détenaient des «éléments de preuve qui démontrent», sans «la moindre ambiguïté», qu'il «y a eu usage de gaz sarin» et «cet usage a été le fait du régime syrien».

Une intervention aura pour but «d'envoyer un signal clair de plus jamais ça » et «d'enrayer la mécanique infernale de la violence en Syrie» afin de «permettre au dialogue politique de reprendre dans de bonnes conditions», a-t-elle expliqué.