Syrie: Jean-Marc Ayrault va recevoir lundi les principaux responsables parlementaires

POLITIQUE L'opposition réclame un débat avec vote sur l'intervention...

M.P. avec AFP

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Jean-Marc Ayrault le 28 août 2013 à Paris.
Jean-Marc Ayrault le 28 août 2013 à Paris. — PATRICK KOVARIK / AFP

C'est Elisabeth Guigou, sur le plateau d'I>Télé, qui a fait la messagère ce dimanche matin: Jean-Marc Ayrault va recevoir lundi à Matignon les principaux responsables parlementaires pour évoquer l'intervention en Syrie, a-t-ele affirmé, après avoir eu le Premier ministre au téléphone.

Plusieurs ténors de l'opposition, dont Jean-François Copé, François Fillon et Jean-Louis Borloo, ont appelé le chef de l'Etat et le Premier ministre à mieux informer la représentation nationale et oganiser un débat, avec vote, au Parlement.

Seront reçus, en présence des ministres Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Jean-Yves Le Drian (Défense), les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Jean-Pierre Bel et Claude Bartolone, ainsi que les présidents des commissions de la Défense et des Affaires étrangères des deux chambres et tous les chefs des groupes politiques (majorité et opposition) de l'Assemblée et du Sénat, précise le communiqué de Matignon.

Il s'agit, ajoute ce texte, de «faire le point sur la situation en Syrie, avant le débat en séance publique du mercredi 4 septembre». Jean-Marc Ayrault a prévenu personnellement par téléphone toutes les personnalités reçues, ont aussi fait savoir ses services.

«On ne change pas la Constitution»

Invité du grand jury d'Europe 1/Le Monde/I>Télé, Manuel Valls  a par ailleurs rappelé que la Constitution obligeait le gouvernement à informer l'Assemblée trois jours avant le début d'une intervention. Or, ce débat aura lieu mardi, alors même que l'intervention n'a pas été décidé. Quant à la demande d'un débat avec vote, Manuel Valls s'est montré très clair: «la Constitution ne prévoit pas de vote préalable». Il doit en revanche y avoir un vote quatre mois après le début d'une intervention, pour la prolonger ou non. «On ne change pas la Constitution en fonction des humeurs des uns et des autres ou des événements dans le monde», a-t-il taclé. «L'esprit et la lettre de la Constitution doivent être respectés», a-t-il insisté.