Suspensions des primaires ouvertes de l'UMP à Grenoble

avec AFP

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La fédération de l'UMP de l'Isère a suspendu ce mercredi ses «primaires ouvertes» en vue des municipales de 2014 à Grenoble, faute de réponse concernant la location de locaux par la ville.

«Je sursois provisoirement au déroulement des primaires», a déclaré à l'AFP Jean-Claude Peyrin, président de l'UMP 38, accusant le maire (PS) de Grenoble Michel Destot «d'empêcher le déroulement des primaires UMP». «C'est scandaleux! Il bâillonne la démocratie», a-t-il affirmé.

La lettre «prête mais pas signée»

Selon Jean-Claude Peyrin, la municipalité n'a pas répondu à trois de ses courriers adressés en mars, mai et juillet dans lesquels il demandait la mise à disposition de locaux pour ces primaires prévues les 6 et 13 octobre.

Deux candidatures ont jusqu'à présent été enregistrées, celle d'Alain Carignon, ancien maire de Grenoble et ancien ministre, et celle de Matthieu Chamussy, conseiller municipal de Grenoble.

Interrogée par l'AFP, la ville de Grenoble a assuré qu'elle répondrait à l'UMP dans la journée de ce mercredi et proposerait la location d'une école et d'une maison des associations. «La lettre est prête mais n'était pas signée», a expliqué à l'AFP Thomas Royer, directeur de cabinet du maire de Grenoble.

Un «rideau de fumée»

«Il n'y a jamais eu d'opposition de la ville à l'organisation des primaires UMP», a-t-il assuré.

«Pour nous, la raison véritable (de la suspension des primaires) n'est pas celle invoquée. On a affaire à un rideau de fumée», a-t-il ajouté. Thomas Royer a ainsi jugé «surprenant» que les primaires soient suspendues le matin même de la déclaration de candidature de Matthieu Chamussy. «Certains ne veulent pas des primaires et sont inquiets des résultats qu'elles pourraient donner», a estimé un élu UMP sous couvert de l'anonymat, évoquant une tentative pour faire couler le processus.

Le président de l'UMP 38, Jean-Claude Peyrin, doit réunir jeudi les candidats «potentiels» aux primaires. «Je verrai avec eux si les primaires reprennent ou pas», a-t-il dit. «S'il n'y avait pas de primaires, c'est la commission nationale d'investiture qui décidera», a précisé Jean-Claude Peyrin.