Syrie: Copé approuve Hollande mais lui demande de recevoir les chefs de partis

POLITIQUE Le président de l'UMP a trouvé le chef de l'Etat «juste sur la forme comme sur le fond»...

E.O. avec AFP

— 

Le président de l'UMP Jean-François Copé à Chateaurenard, le 25 août 2013.
Le président de l'UMP Jean-François Copé à Chateaurenard, le 25 août 2013. — DEFOSSEZ FREDERIC/SIPA/SIPA

Jean-François Copé, président de l'UMP, a déclaré mercredi avoir trouvé François Hollande «juste sur la forme comme sur le fond» quand il a traité la veille de la crise syrienne. Il lui a demandé, dans le même temps, de recevoir les chefs de partis.

>> Lire notre éclairage: Pourquoi la France est prête à mener une action militaire en Syrie?

«J'ai écouté avec beaucoup d'attention l'analyse qu'a faite le président Hollande», a déclaré le dirigeant d'opposition sur Europe 1. «Je l'ai trouvé juste sur la forme comme sur le fond».  «Ce qui se passe aujourd'hui est inacceptable et insupportable», selon le député-maire de Meaux. «L'utilisation des armes chimiques, ça relève des crimes contre l'humanité».

«Risque d’embrasement international»

Jean-François Copé recommande cependant «d'être prudent», alors que le chef de l'Etat a dit la France «prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents» en Syrie.

«S'il s'agit d'une frappe ponctuelle face à l'utilisation d'armes chimiques par Assad», «je dis que cela peut avoir du sens», a poursuivi Jean-François Copé. Mais «attention à ne pas aller au-delà d'un certain seuil». «J'en appelle à la plus grande prudence face au risque d'embrasement international».

Une question qui divise l’UMP

«Tout le monde condamne ce régime, cette situation abominable», a-t-il relevé. Mais «après il faut savoir ce qu'on fait». «Ce qui compte aujourd'hui, c'est une solution politique avec tout le monde autour de la table», selon Jean-François Copé.

Il a encore jugé «absolument indispensable que le président de la République puisse, dans les formes qu'il souhaitera, consulter, rencontrer les responsables des partis politiques et des groupes parlementaires» sur ce dossier syrien.

La question de l’engagement français en Syrie fait débat au sein de l’UMP. François Fillon a estimé dans une interview à Paris Match que «la seule issue à la crise est une réunion à Genève sous l’égide des Nations-Unies». Rachida Dati a elle dit craindre que «le chaos succède au chaos», quand Benoist Apparu a défendu «la nécessité d'une intervention» sous des formes «à définir».