Réforme pénale: Christian Estrosi veut lancer «une pétition nationale» contre le projet Taubira

POLITIQUE Selon le député-maire de Nice, Christiane Taubira envoie un message «aux criminels, aux délinquants, aux voyous»...

E.O.

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Le député-maire uMP de Nice Christian Estrosi, le 6 juin 2013.
Le député-maire uMP de Nice Christian Estrosi, le 6 juin 2013. — Lionel Cironneau/AP/SIPA

Christiane Taubira organise «la purge» des prisons. Rien que ça. Le député UMP Christian Estrosi s’est alarmé ce lundi matin du projet de réforme pénale initié par la Garde des Sceaux, en affirmant qu’elle allait «vider les prisons».

Visiblement inquiet des effets de cette réforme, l’ancien ministre a annoncé sur France 2 ce lundi matin qu’il allait «lancer, dans les jours qui viennent, une pétition nationale pour mettre en échec Mme Taubira». Il s’agit selon lui de «faire en sorte qu’elle ne puisse pas nuire un peu plus à l’équilibre de notre démocratie avec cette réforme pénale». 

«Le gouvernement privilégie les délinquants plutôt que les victimes»

La ministre de la Justice «veut tout simplement permettre à des personnes qui ont commis des actes et des délits qui valent une peine jusqu’à 5 ans d’emprisonnement de pouvoir être libérés, de pouvoir faire des petits travaux d’intérêt général, d’entretenir des espaces verts, et caetera», a détaillé le maire de Nice.

Christian Estrosi fait là référence à la «peine de probation hors prison» annoncée par Christiane Taubira samedi. La ministre souhaite la création d’une «peine en milieu ouvert» qui sera «restrictive de liberté» et qui ne concernerait que les délits punis de cinq de prison au maximum. Une disposition qui n’empêchera pas, «bien entendu», les juges de prononcer des peines de prison à la place.

Mais, «quand on est condamné à une peine de 5 ans ferme», «c’est qu’on a commis quelque chose de grave», s’est ému Christian Estrosi pour qui Christiane Taubira envoie un message «aux criminels, aux délinquants, aux voyous». «On a l’impression qu’on a un gouvernement qui privilégie les délinquants plutôt que les victimes», a lancé l’ex-ministre.