Pour Arnaud Montebourg, «le politique reprend ses droits sur l'économie»

POLITIQUE Lors de la Fête de la Rose, le ministre du Redressement productif a appelé de ses vœux une «nouvelle frontière écologique»...

avec AFP

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Arnaud Montebourg à la Fête de la Rose, le 18 août 2013.
Arnaud Montebourg à la Fête de la Rose, le 18 août 2013. — AFP PHOTO / JEFF PACHOUD

Le ministre du Redressement productif a assuré que «le politique reprenait ses droits sur l'économie» depuis un an, et appelé de ses voeux à une «nouvelle frontière écologique», dimanche lors de la Fête de la Rose de Frangy-en Bresse (Saône-et-Loire). Faisant le bilan de son action à son ministère, il a jugé que «la politique reprend peu à peu des droits sur l'économie, elle a nouveau droit de cité, droit de peser, droit d'intervenir, droit d'être et pas seulement de paraître, c'est une nouveauté et nous allons enfoncer le clou», a-t-il dit à la tribune, devant plusieurs centaines de militants.

«L'Etat peut beaucoup»

«Aujourd'hui, le gouvernement exerce le contrepoids, pose ses exigences, passe des compromis», selon celui qui s'était fait le chantre de la «démondialisation» lors de la primaire socialiste. «L'Etat ne pouvait donc rien, c'est ce qu'on disait. L'Etat peut beaucoup. Et c'est notre travail que de reconstruire une puissance publique dans l'économie», a-t-il poursuivi.

«Organiser l'endiguement des plans sociaux, pousser les relocalisations sur le territoire national, faciliter l'émergence de coopératives, agir comme un contrepoids sur les grands groupes pour qu'ils n'en fassent plus à leur tête, financer les entreprises petites et moyennes avec la Banque publique d'investissement (...), diminuer le coût de production avec le crédit d'impôt compétitivité emploi (...) réorienter l'Union européenne pour qu'elle protège mieux les intérêts économiques de l'Union», tel est son rôle, a-t-il énuméré.

«Une nouvelle frontière écologique»

Arnaud Montebourg a également jugé que «notre nouvelle frontière est une nouvelle frontière écologique». «Ce n'est pas une France sans usine, sans voiture, sans TGV, sans éolienne, c'est une France qui se réindustrialise, qui tire parti de cette puissance verte», a-t-il dit, jugeant que «l'industrie n'est pas un problème pour l'écologie. Elle est la solution».

Il a enfin raillé la Fête de la violette, initiée en juillet par l'UMP: «la Fête de la Rose est aimée, célébrée, imitée même par la droite, Copé vient d'inviter la Fête de la violette», a-t-il rappelé. «Aucun élément de la fleur ne pourra jamais atteindre la force et la puissance de la rose, ni le lilas, ni la violette. La violette, c'est pour les jeunes filles fragiles. La rose c'est pour les femmes à conquérir», a-t-il lancé.