Nadine Morano contre le droit d'inventaire du bilan de Sarkozy

POLITIQUE Certains de ses amis à l'UMP ont la mémoire courte, dit-elle...

avec AFP

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Nadine Morano, le 24 janvier 2013, au siège de l'UMP, à Paris.
Nadine Morano, le 24 janvier 2013, au siège de l'UMP, à Paris. — G.BAPTISTE / AFP

Débat ou droit d’inventaire sur le bilan de Nicolas Sarkozy? L’initiative, lancée par Jean-François Copé plus d’un an après la défaire de l’ex-chef de l’Etat, ne fait pas l’unanimité. Nadine Morano, première des sarkozystes, s’est prononcée dimanche contre toute lecture critique du dernier quinquennat. Elle a regretté auprès du Parisien que «certains de (sa) famille politique aient la mémoire courte ou sélective».

«J'aurais aimé qu'ils mettent autant d'énergie à soutenir en son temps notre bilan qu'à réclamer aujourd'hui un inventaire», a-t-elle dit en soulignant qu'un «quinquennat passe vite pour la majorité comme pour l'opposition». Ancienne secrétaire d'Etat en charge de la Famille, puis ministre de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, Nadine Morano est trésorière de l'Association des amis de Nicolas Sarkozy.

Il faut choisir entre Taubira et Valls d'après elle

Selon elle, «il faut prendre en compte à la fois notre expérience passée - avec nos forces et nos faiblesses -, mais aussi la situation désastreuse dans laquelle les socialistes plongent la France. C'est d'ailleurs la méthode que propose Jean-François Copé», le président de l'UMP.

Interrogée sur la polémique entre Manuel Valls et Christiane Taubira, l'ancienne députée de Meurthe-et-Moselle a estimé que «c'est la guerre ouverte entre la place Beauvau et la place Vendôme!» et affirmé qu'elle ne voyait pas «comment Valls et Taubira peuvent cohabiter».  «Il y en a un de trop dans ce gouvernement», a-t-elle conclu.