Bilan du quinquennat de Sarkozy: Les politiques réagissent

POLITIQUE Retrouvez les principales réactions...

avec AFP

— 

L'ancien ministre Brice Hortefeux estime samedi dans Le Figaro qu'avec le programme de François Hollande "ce ne sont pas les +riches+ qui vont être touchés mais les +classes moyennes+ qui seront pressurées".
L'ancien ministre Brice Hortefeux estime samedi dans Le Figaro qu'avec le programme de François Hollande "ce ne sont pas les +riches+ qui vont être touchés mais les +classes moyennes+ qui seront pressurées". — Patrick Kovarik afp.com

Brice Hortefeux, ancien ministre, a ironisé sur «le droit d'inventaire» du quinquennat de Nicolas Sarkozy, un «marronnier» réclamé par certains à l'UMP, estimant que plutôt que de «se concentrer sur son nombril», l'opposition ferait mieux «de se concentrer sur ce que fait le gouvernement», samedi sur BFMTV.

Selon lui, il faut «au contraire observer ce qui se passe en France: beaucoup a été accompli, le quinquennat de Sarkozy restera comme un temps exceptionnel de réformes, sur des sujets qui jusque là avaient été écartés faute de courage politique», comme celui des retraites. «Pour nous, l'essentiel, ce n'est pas de se concentrer sur notre nombril mais de se concentrer sur ce que fait la majorité, sur ce que fait le gouvernement», a-t-il insisté.

«Ce n'est pas la bonne direction»

Pour Hortefeux, il ne faut pas laisser de «répit à la majorité. L'opposition doit être un stimulant, si on s'occupe de nous, on s'occupe moins du gouvernement et de la majorité, ça ce n'est pas la bonne direction».

 

Le sénateur UMP Roger Karoutchi a estimé samedi que le débat «sérieux et objectif» sur le quinquennat Sarkozy proposé par le président du mouvement Jean-François Copé était «mieux que l'inventaire» réclamé par plusieurs ténors du parti. «Je suis totalement hostile (...) au droit d'inventaire», a répété ce proche de Jean-François Copé sur France Inter.

«Si on évite de se diviser dans la période des municipales c'est déjà mieux»

Si Nicolas Sarkozy avait gagné la dernière présidentielle, tous ceux qui veulent aujourd'hui réévaluer son quinquennat - parmi lesquels François Fillon et Laurent Wauquiez - «seraient restés dans l'antichambre pour rester ministres», a-t-il raillé. Le sénateur des Hauts-de-Seine s'est montré en revanche plus favorable à la proposition de Jean-François Copé, qui s'apparente à ses yeux à «un bilan sérieux, objectif, dans un délai très court».

«Si on évite de se diviser dans la période des municipales c'est déjà mieux. Si on évite de personnaliser le bilan c'est déjà mieux... Je ne sais pas si ça aura des résultats, je dis seulement que c'est mieux que l'inventaire, même si je pense que tout ça ne peut pas aller très loin» a encore dit Roger Karoutchi.

Patrick Devedjian, partisan d'un inventaire du quinquennat Sarkozy, a également réagi en se déclarant satisfait par l'annonce d'un débat sur la question, à condition qu'il soit «ouvert» à l'extérieur de l'UMP. «Oui ça me satisfait», a déclaré sur RTL le député UMP des Hauts-de-Seine, interrogé sur l'annonce d'un débat «sérieux et objectif» à la rentrée sur l'action de l'ancien chef de l'Etat, faite par le président du mouvement.

«Nous avons raté la réfome fiscale»

Mais «j'espère que ce sera un vrai débat, qu'il sera ouvert et pas seulement d'ailleurs à l'UMP, qu'on pourra aussi recevoir des invités extérieurs qui nous feront part aussi de leurs critiques», a-t-il ajouté. Patrick Devedjian, comme François Fillon, Laurent Wauquiez ou Hervé Mariton, fait partie des responsables UMP qui réclament «un inventaire» des années Sarkozy, une remise à plat qui doit permettre d'établir un nouveau corpus pour la droite dans la perspective des prochaines échéances électorales.

Selon lui, le bilan du quinquennat «a du noir et du blanc, c'est un bilan mitigé». «Nous avons réussi des choses formidables, par exemple la résistance à la crise économique de 2008 (...). Nous en avons raté d'autres», a-t-il dit. «Par exemple nous avons raté la réforme fiscale, ça me paraît évident; celle de la carte judiciaire, ça n'a pas été très heureux; on n'a pas fait la réforme des 35 heures, on a eu tort... En revanche nous avons eu une très bonne politique industrielle (...) des réformes démocratiques importantes, comme le recours devant le Conseil constitutionnel», a encore dit Patrick Devedjian.