Le socialiste Rihan Cypel annonce une plainte contre Bruno Gollnisch

POLITIQUE Dans une vidéo postée sur son blog, Bruno Gollnisch a qualifié le député de Seine-et-Marne de «Français de relativement fraîche date»...

avec AFP

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Le vice-président du Front national (FN), Bruno Gollnisch, a avoué mardi une "certaine sympathie" pour le député UMP Christian Vanneste, en soulignant qu'ils avaient été tous deux condamnés puis blanchis par la justice pour des propos controversés.
Le vice-président du Front national (FN), Bruno Gollnisch, a avoué mardi une "certaine sympathie" pour le député UMP Christian Vanneste, en soulignant qu'ils avaient été tous deux condamnés puis blanchis par la justice pour des propos controversés. — Patrick Bernard AFP/Archives

Eduardo Rihan Cypel, porte-parole du PS, a annoncé ce mardi qu'il portait plainte contre Bruno Gollnisch (FN) qui l'a traité de Français de «fraîche date» et l'a accusé de vouloir faire venir «tout le monde» en France.

Le député de Seine-et-Marne était interrogé par RTL sur les propos de l'eurodéputé d'extrême droite qui ont provoqué samedi une protestation du PS. Dans une vidéo postée sur son blog, Bruno Gollnisch l'a qualifié de «Français de relativement fraîche date» qui fait «penser à ces gens que vous invitez chez vous et qui, une fois qu'ils y ont pris pied, veulent y faire venir un petit peu tout le monde».

«C'est la première attaque publique aussi forte et ignoble que j'ai subie»

Né en 1975 à Porto Alegre, au Brésil, l'élu est arrivé en France à l'âge de dix ans et a obtenu la nationalité française 12 ans plus tard. Il avait créé un groupe d'élus naturalisés, baptisé «Français sans distinction», en réaction au discours prononcé à Grenoble sur la délinquance et l'immigration par Nicolas Sarkozy, alors président de la République.

«C'est la première attaque publique aussi forte et ignoble que j'ai subie», a déclaré Eduardo Rihan Cypel. «Mais ça fait des mois, c'est vrai, que je reçois quelques messages à caractère raciste», «sans doute parce que je suis exposé dans les médias et en première ligne de défense républicaine contre l'extrême droite».

«J'ai décidé d'engager des poursuites judiciaires contre M. Gollnisch parce que j'estime que lorsqu'on est victime de propos à caractère raciste et xénophobe, on ne doit jamais laisser passer ni sur le plan politique, ni sur le plan judiciaire», a expliqué le député.