Fatigué, Jacques Chirac renonce à ses vacances à Saint-Tropez

POLITIQUE L'ex-Président a des difficultés à se déplacer, et va rester en Corrèze cet été...

E.O.
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Jacques Chirac boit une «tomate» (pastis et sirop de grenadine) sur une terrasse de Saint-Tropez, en avril 2011.
Jacques Chirac boit une «tomate» (pastis et sirop de grenadine) sur une terrasse de Saint-Tropez, en avril 2011. — FAYOLLE PASCAL/SIPA

Partir se reposer sous le soleil de Saint-Tropez, chez ses amis Pinault, c’était une habitude pour l’ancien Président. Mais cette année, Jacques Chirac ne se rendra pas dans la mythique cité varoise, où il faisait le bonheur des vacanciers. En cause, une santé fragile et des difficultés à se déplacer, qui l’obligent à rester au calme, dans son fief corrézien, avec son épouse Bernadette. 

« C’est un homme âgé qui n’a plus toute sa tête», confie un de ses proches au Parisien. Selon un élu, qui a aussi parlé au quotidien, l’ex-chef de l’Etat «entend de moins en moins bien et doit marcher en permanence avec une canne, quand il n’est pas épaulé par des infirmiers ou des aides-soignants». «Parfois il se souvient avec précision d’événements passés, il est capable de suivre une conversation construite. Mais cela ne dure pas très longtemps», poursuit cet ami, quand un autre qualifie l’existence de Jacques Chirac de «vie au ralenti».

Ce week-end, Jacques Chirac a reçu la visite de François Hollande, à Sarran, en Corrèze. L’ancien et l’actuel chefs de l’Etat ont évoqué des «questions internationales». Le Président a raconté ensuite à la presse avoir trouvé son prédécesseur «alerte et plaisantant».