Interview du 14-Juillet: «La reprise est là», affirme François Hollande

POLITIQUE Retrouvez les principales déclarations du chef de l'Etat...

Céline Boff

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François Hollande, le 28 juin 2013 à Bruxelles.
François Hollande, le 28 juin 2013 à Bruxelles. — THIERRY CHARLIER / AFP

François Hollande a finalement décidé de se plier à l’exercice de l’interview du 14-Juillet. Diffusée sur TF1 et France 2, elle a duré exactement 35 minutes. Le président a notamment expliqué vouloir «se battre contre le pessimisme» et affirmé que son objectif est de «redonner confiance au pays». 20 Minutes revient sur les principales déclarations du chef de l’Etat.

Catastrophe de Brétigny

François Hollande ne privilégie pas la thèse de l’acte de malveillance. Il a insisté sur la nécessité de renforcer l’entretien des lignes ferroviaires existantes plutôt que la construction de nouvelles lignes. Il a également salué le conducteur du train qui «a évité une catastrophe» plus lourde et les différentes équipes de secours.

Guerre au Mali

«Au Mali, une victoire a été emportée», a commencé le chef de l’Etat, ajoutant que la France y a «vaincu le terrorisme». Pour le président, la Défense n’est pas la variable d’ajustement du budget de l’Etat: «J’ai décidé de maintenir exactement le même budget pour les armées, alors que je demande des efforts à tous les autres ministères», a-t-il insisté.

Otages français

Le président a rappelé que sept Français sont toujours détenus au Mali, même si «tout indique, hélas, que l’un d’entre eux, Philippe Verdon, est mort depuis plusieurs semaines». «Nous faisons tout pour ramener ces otages», a-t-il affirmé. Concernant les deux journalistes français retenus en Syrie, Hollande déclare également «tout faire pour qu’ils soient libérés» ajoutant qu’il ne souhaitait pas davantage en parler «pour ne pas compliquer la situation». Dimanche matin, le ministre Le Drian a affirmé que les deux journalistes étaient en vie.

Situation économique de la France

«La reprise est là», a assuré le chef de l’Etat qui note une reprise de la production industrielle «depuis trois mois», une «petite reprise» de la consommation et «des embauches qui commencent à progresser». «Le second semestre sera meilleur que le premier», estime-t-il.

Emploi et chômage

Précisant que «la politique, ce n’est pas de la magie», il a maintenu sa volonté d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année. «Ce n’est pas un objectif, c’est un engagement», a-t-il martelé. Hollande a notamment rappelé les mesures déjà mises en place –emplois d’avenir et contrats de génération- qui occuperont respectivement 100.000 et 70.000 personnes d’ici à la fin de l’année.

Il a aussi rappelé la formation à venir de 35.000 chômeurs pour qu’ils puissent occuper des offres d’emploi vacantes. Interrogé sur la pertinence des emplois aidés, Hollande a rétorqué: «Je préfère un jeune dans l’emploi qu’au chômage. Le principe, c’est le travail».

Fiscalité

«Je ne ferai des hausses d’impôts que si c’est absolument nécessaire mais là, j’ai demandé aux ministères le plus d’économies possibles. Nous avons besoin d’un sérieux budgétaire», avance Hollande. Avant d’insister à nouveau: «Je prends l’engagement que nous aurons moins de dépenses en 2014 qu’en 2013, c’est un effort historique d’économies».

Réforme des retraites

Le président a confirmé qu’elle passera pas un «allongement de la durée de cotisation mais pas par un report de l’âge légal», ce qui serait «injuste pour les actifs ayant commencé à travailler très jeunes». «Allez-vous faire payer davantage les retraités?», interroge Claire Chazal. «Tout le monde fera un effort, selon les ressources dont chacun peut disposer».

Eventuel retour de Nicolas Sarkozy

Pour Hollande, «chacun est libre d’être candidat», mais lui explique qu’il «ne regarde pas vers 2017» car il a «suffisamment de préoccupations à l’heure actuelle». Concernant la décision du Conseil constitutionnel, il s’est monté très ferme: «Je n’accepterai jamais qu’une décision de la plus haute juridiction française soit remise en cause, suspectée ou contestée».  

Gaz de schiste

Suite aux déclarations d’Arnaud Montebourg, toujours très favorable aux gaz de schiste, François Hollande l’a réaffirmé: «Tant que je serai président, il n’y aura pas d’exploration des gaz de schiste en France».

«Delphine Batho a été remerciée, mais pas Arnaud Montebourg. Bénéficie-t-il d’un statut particulier?», interroge Laurent Delahousse. «Il n’a aucune impunité», lui répond Hollande, précisant que «la seule ligne à ne pas franchir est celle de l’attaque du budget».