Compte de campagne de Sarkozy: Ses proches le dépeignent en victime

POLITIQUE L'ex-chef de l'Etat serait «ulcéré»...

M.P.

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Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée du 29 janvier 2012.
Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée du 29 janvier 2012. — IONEL BONAVENTURE-P/SIPA

Nicolas Sarkozy est «ulcéré» et «choqué» face à une décision «radicale et inattendue», rapporte un proche à Europe1.  Au diapason de ses proches, qui ne décolèrent pas au lendemain du rejet des comptes de campagne de l’ex-président par le Conseil constitutionnel. «Le Conseil constitutionnel a pris une décision de droit, mais en toute subjectivité. La loi est mal faite. Je crois que le Conseil a porté un mauvais coup à la démocratie», a dénoncé Henri Guaino sur Europe 1. L’ex-plume de Nicolas Sarkozy n’a pas décoléré.  «Les conséquences sont terribles. La démocratie ne peut pas continuer à fonctionner ainsi. J’observe un acharnement sans précédent contre un président sortant qui pourrait jouer un rôle dans l’avenir. Tous les Français peuvent l’observer», a-t-il développé.

D’après lui, cette décision, interprétée comme «politique» par Nicolas Sarkozy, pourrait le pousser à reprendre la parole rapidement. Il «a subi suffisamment d’injures depuis des mois pour qu’il ait envie de s’expliquer devant les Français. Il serait dommage de revenir en politique là dessus. En revanche, il ne peut pas rester inerte, il a envie de se défendre», a expliqué Henri Guaino.

Sarkozy, «la cible de tous les pouvoirs»

Sur RTL, Brice Hortefeux, ami fidèle de l’ex-chef de l’Etat, s’est également dit «stupéfait» et «heurté» par la décision des Sages.  «C'est une décision qui s'en prend une nouvelle fois à Sarkozy», a relevé l’ex-ministre de l’intérieur. Nicolas Sarkozy est «la cible de tous les pouvoirs et de tous les acharnements», de la part des juges et du pouvoir en place. «Sa personnalité gêne, son expérience inquiète», a-t-il insisté.