«Si chacun des 315.000 adhérents de l’UMP donne 35 euros…»

Propos recueillis par Alexandre Sulzer
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Catherine Vautrin à l'Assemblée nationale le 10 mars 2009.
Catherine Vautrin à l'Assemblée nationale le 10 mars 2009. — BERTRAND GUAY / AFP

Alors que la situation financière de l’UMP paraît catastrophique après la décision du Conseil constitutionnel d’annuler le remboursement des frais de campagne, Catherine Vautrin, la trésorière de l’UMP, fait un point précis sur les comptes…

A combien s’élève la dette de l’UMP?

Avant la décision du Conseil constitutionnel, la dette de l’UMP était de 55 millions d’euros. Nous avons contracté un prêt, remboursable sur 5 ans par «tranche» de 11 millions d’euros. Fin juin, nous avons déjà remboursé 11 millions d’euros après avoir perçu une dotation de l’Etat de 19,8 millions d’euros. La dette, hors décision du Conseil constitutionnel, est donc de 44 millions d’euros. Si l’on ajoute les 10,6 millions d’euros dont nous prive la décision de cette juridiction, elle s’élève à 54,6 millions d’euros.

Comment comptez-vous faire face?

Nous continuerons le désendettement sur le cycle tel qu’il était prévu en ce qui concerne les 44 millions d’euros. Pour faire face aux 10,6 millions nouveaux, nous lançons une souscription nationale. Si chacun des 315.000 adhérents de l’UMP donnent 35 euros, cela permet de recouvrir cette somme. Par ailleurs, nous nous adressons aussi à l’ensemble des électeurs qui ont voté Nicolas Sarkozy à la présidentielle. Il faut faire vite car nous devons régler cette somme d’ici le 31 juillet, conformément à la décision du Conseil constitutionnel.

Que se passera-t-il si vous ne parvenez pas à réunir une telle somme? Faudra-t-il encore resserrer les dépenses?

Nous sommes dans la logique de mobiliser les Français. Nous n’ajouterons pas de la rigueur à la rigueur, nous appelons à la mobilisation citoyenne.