Delphine Batho accuse des «puissances économiques»

POLITIQUE Et met en cause le patron d’un groupe industriel...

Matthieu Goar

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Delphine Batho et Philippe Martin lors de la passation de pouvoir au ministère de l'Ecologie, le 3 juillet 2013.
Delphine Batho et Philippe Martin lors de la passation de pouvoir au ministère de l'Ecologie, le 3 juillet 2013. — THOMAS SAMSON/AFP

Delphine Batho a-t-elle été la cible d’un lobby industriel? Lors de sa conférence de presse, l’ancienne ministre est apparue convaincue de cette thèse. «Certaines puissances économiques n'acceptaient pas le niveau d'ambition que je fixais pour la transition énergétique, notamment sur la question du gaz de schiste et la réduction de la part du nucléaire en France», a déclaré l’ancienne ministre avant de revenir à la charge sur le gouvernement. «Ces forces ne se sont pas cachées de vouloir ma tête, mais si le gouvernement avait été solidaire, elles n'y seraient pas parvenues.»

Insinuation sur le mari d’une collaboratrice de François Hollande

Plus précise, Delphine Batho a cité Philippe Crouzet, patron de l'entreprise de tubes en acier Vallourec, mais aussi époux de Sylvie Hubac, directrice de cabinet du président François Hollande. «Est-il normal que le patron de l'entreprise Vallourec directement intéressé par l'exploitation des gaz de schiste ait pu annoncer ma marginalisation des semaines à l'avance devant des responsables de son entreprise aux USA?». Sollicitée par 20 minutes, l’Elysée n’a pas souhaité réagir à ces insinuations.