Delphine Batho: Le récit d’un débarquement

POLITIQUE Comment s'est déroulée la journée qui a vu la ministre de l'Ecologie être démissionnée...

Alexandre Sulzer et Matthieu Goar

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La ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, le 5 février 2013 à Paris.
La ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, le 5 février 2013 à Paris. — V.Wartner / 20 Minutes

A 7h50 mardi, lors de la matinale de RTL, Delphine Batho assure que le budget 2014 est «mauvais». Selon nos informations, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le président de la République François Hollande abordent la question de cette prise de position lors de leur déjeuner commun du mardi. «Leur convergence d’analyses était totale», indique-t-on dans leurs entourages.

François Hollande appelle ensuite Delphine Batho pour lui demander de retirer ses propos. Face à son refus, elle est convoquée chez le Premier ministre. Matignon ne manque pas de le faire savoir via un tweet déposé à 15h28.

 

Des propos que Delphine Batho ne considère pas comme excessif

Avant de partir rue de Varenne, Delphine Batho aurait lancé aux membres de son cabinet: «s’ils comptent sur moi pour annoncer des hausses de gaz et d’électricité, ils n’ont qu’à me virer». Lors de l’échange avec le Premier ministre, qui a duré une vingtaine de minutes, Delphine Batho réitère son refus de retirer ses propos.

«Elle ne les considérait pas comme excessifs, elle voulait juste défendre son ministère», avance l’un de ses proches. Dont acte. A 18h10, l’Elysée fait savoir que «sur proposition du Premier ministre, le président de la République a mis fin aux fonctions» de Delphine Batho «et a nommé monsieur Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie».