Philippe Martin, député du Gers propulsé ministre de l'Ecologie

A.-L.B.

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Philippe Martin (à gauche) en compagnie de François Hollande, le 16 avril 2012, à Carmaux (Tarn).
Philippe Martin (à gauche) en compagnie de François Hollande, le 16 avril 2012, à Carmaux (Tarn). — ERIC CABANIS / AFP

Après des propos peu amènes sur le gouvernement ce mardi matin sur RTL, Delphine Batho a été débarquée du ministère de l’Ecologie au profit de Philippe Martin. Le député socialiste et président du conseil général du Gers a été nommé ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, a annoncé l’Elysée ce mardi soir.

Vice-président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Phillipe Martin, 59 ans, est membre de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire de celle-ci. L'homme est loin d'être un novice dans le vaste dossier de l'écologie, et s'est prononcé à plusieurs reprises contre les OGM (organismes génétiquement modifiés).

Titulaire d'une maîtrise de droit privé, Philippe Martin rejoint très jeune le Parti socialiste. Attaché parlementaire au groupe socialiste à l'Assemblée nationale de 1979 à 1981, il va ensuite effectuer une partie de sa vie professionnelle dans les cabinets ministériels. Chef des cabinets des ministres de l'Urbanisme et du Logement, alors Roger Quilliot (1981-1984) puis Paul Quilès (1984-1985), il suit Paul Quilès au ministère de la Défense puis aux Postes et Télécommunications et de l'Espace jusqu'en 1988. Philippe Martin rejoint alors le cabinet de Michel Charasse au ministère du Budget, où il exerce comme chef de cabinet de 1988 à 1992.

Préfet du Gers puis des Landes, il se rapproche de Laurent Fabius à la fin des années 1990, et sera son conseiller à la présidence de l'Assemblée nationale en 1997. Philippe Martin s'engage alors en politique. Elu conseiller général, il prend la présidence du conseil général du Gers en 1998, une fonction qu'il exerce toujours. Il est élu député du Gers en 2002, et réélu depuis lors. L'homme est considéré comme faisant partie des «fabiusiens».

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