Delphine Batho dézingue Ségolène Royal

M.P.

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Ségolène Royal et Delphine Batho le 31 août 2007 à La Rochelle.
Ségolène Royal et Delphine Batho le 31 août 2007 à La Rochelle. — P. ANDRIEU / AFP

En coulisse, l’affaire était déjà entendue: Ségolène Royal et Delphine Batho étaient brouillées. D’incompréhensions en petites piques, les relations entre la présidente de la région Poitou-Charentes et son ex-lieutenante, celle à qui Royal avait laissé en 2007 sa circonscription de Melle (Poitou-Charentes), se sont distendues depuis une grosse année. L’Express rapportait la semaine dernière que les deux femmes, élues en Poitou-Charentes, s’évitaient lors des inaugurations et autres manifestations locales.

«Un certain nombre d’échecs difficiles»

Le divorce a éclaté ce mardi matin, lorsque Delphine Batho, invitée de RTL, a souligné les «échecs personnels» de l’ancienne candidate PS à la présidentielle. La ministre de l’Ecologie répondait à une critique de Ségolène Royal, qui lui reprochait  début juin de ne pas avoir acheté de véhicules électriques pour le ministère de l’Ecologie, des véhicules notamment construit par Heuliez, une entreprise charentaise qu’elle tente de sauver depuis plusieurs années. «C'est dramatique de ne pas croire à la mutation écologique», taclait Royal, sans ménagement pour son ex-protégée.

La réponse de Delphine Batho est elle aussi sans ménagement, insistant sur l’isolement de Ségolène Royal: «Honnêtement, je n’ai pas voulu répondre pour la raison suivante: Ségolène Royal souffre, après un certain nombre d’échecs difficiles. (…)  Mais la limite de cette souffrance, c’est que l’individu ne doit pas l’emporter sur le collectif». Et d’insister: «On ne réussit pas en tirant contre son camp.» Voilà pour la forme. Quant au fond, la ministre de l’Ecologie remet également à sa place Ségolène Royal: «J'ai augmenté le bonus pour l’achat de voitures électriques de 40%, j'ai permis le financement de mille bornes de voitures électriques en Poitou-Charentes.»