Commission d'enquête: «J'ignore ce que vous attendez de moi», s'interroge Cahuzac

M.P.

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Jérôme Cahuzac, le 3 juin 2013, à Paris.
Jérôme Cahuzac, le 3 juin 2013, à Paris. — J.SAGET / AFP
18h32: L'audition est terminée
Cahuzac déchure les feuilles sur lesquelles il avair pris quelques notes. Il les laisse sur le bureau où il était assis. Des députés viennent le saluer.  Jérôme Cahuzac prend le chemin de la sortie.
18h32: L'audition est terminée
Cahuzac déchure les feuilles sur lesquelles il avair pris quelques notes. Il les laisse sur le bureau où il était assis. Des députés viennent le saluer.  Jérôme Cahuzac prend le chemin de la sortie.
18h29: Confirme-t-il que c'est sa voix sur l'enregistrement?
"La police a reconnu qu'à 60% c'était ma voix", répond Cahuzac. "Depuis le 2 avril, je n'ai pas tenu de propos sur cet enregistrement et je n'ai pa sl'intention d'en tenir avnat que la justice ne fasse la lumière" sur cette pièce à l'origine de cette affaire. Il répond encore: "la police estime que c'est ma voix à 60%", répond Cahuzac. Le président insiste. Et vous, à combien de %? "A 60%".
18h24: Nouvelle question: Pourquoi cette affaire sort maintenant et pas lorsqu'il était président de la Commission des finances
"Je n'ai que des hypothèses. Si j'en coris les déclarations, cet enregistrement date de 2001 et n'est rendu public que fin 2012", rappelle Cahuzac. Mais il rappelle qu'il y a eu plusieurs "tentatives pour activer ou réactiver" cette piste, "je le regrette", ajoute-t-il. "Cette affaire éclate au moment où ça fait le plus mal", ajoute-t-il encore.
18h21: Question: Va-t-il publier un livre à la rentrée?
"Si j'ai bien l'intention d'écrire un ouvrage je n'ai signé aucun contrat avec un éditeur", répond Cahuzac. Et 'le montant qui a été indiqué est farfelu", ajoute-t-il.

Nouvelle question: pourquoi donner sa version de l'affaire dans un livre et pas devant la commission en raison de la procédure judiciaire. "Vous semblez préjuger M. le député de ce que je souhaite écrire dans ce livre. J'espère que vous serez un de mes lecteurs", répond Cahuac.
18h15: Nouvelle question: Entre le 19 mars et le 2 avril, à qui Cahuzac s'est-il ouvert?
"Je n'ai dit la vérité à personne, en particulier pas à mon avocat, je n'ai pas dit la vérité à mes amis, à mes collègues", répond Cahuzac.
Nouvelle question: Comment faire confiance à ses actuelles déclarations?
"Je pense que vous avez davantage la réponse que moi-même", répond Cahuzac
18h13: Question sur les subventions de laboratoires pharmaceutiques des clubs de sa région et ses activités de conseil.
Pour lui, ces "financements étaient tout ce qu'il y a de plus officiels, publics". Ces derniers contrats de conseils ont été purgés en 1998 et la société est mise en conseil depuis 2002.

18h06: Un député estime que cette affaire a éclaté en 106 jours, ce qui est au final assez peu. Il aimerait avoir des précisions sur la rencontre avec Eric Woerth
"C'est une rencontre fortuite, après les questions d'actualité. je cherche à le voir sur un courrier supposé me dénoncer sur un compte à l'étranger", rappelle Cahuzac. Pour lui, "cette conversation doit avoir lieu au tout début décembre". Il lui parle d'un "courrier", comme l'ont informé les journalistes de Mediapart. cette conversation a lieu "après une rencontre avec un journaliste de Mediapart". C'est donc soit le mardi matin, le 4 décembre, soit le 5 décembre, dit-il. A priori, Eric Woerth va avoir droit à un passage devant la commission.
Autre question: y-a-t-il eu contact direct avec le président ou le Premier ministre après sa démission? "Après ma démission du gouvernement, je n'ai pas eu de contact avec le président de la République, je ne crois pas avoir eu d econtact avec le Premier ministre". Il reprend finalement la parole pour donner une anecdote. Il ne sait plus quand, mais entre le 19 mars et le 2 avril, il dit avoir reçu un coup de fil de Matignon qui lui passait le Premier ministre, qui dit "Allô, Bernard". "Non, ce n'est pas le bon ministre", répond Cahuzac.

18h03: L'UMP Gérald Darmanin s'étonne qu'au gouvernement et dans les cabinets, cette affaire Cahuzac est si peu évoquée alors que "tout la France ne parle que de ça". Lui-a-t-on vraiment demandé s'il avait un compte en Suisse?
"Je suis un peu juge et partie sur le travail des journalistes de Mediapart. Ce sont beaucoup moins les journalistes de Mediapart qui ont permis à la vérité d'éclater plutôt que le travail des services du procureur", tacle Cahuzac. Du coup, "je ne juge pas choquant que personne au gouvernement ne m'en ai parlé" puisque le procureur n'a pas à évoquer l'affaire.
18h01: Question de Christian Eckert:: "Y-a-t-il eu un accord entre vous-mêmes, vos prédécesseurs au poste du ministre du Budget sur le cas de certains contribuables.
"Ces rumeurs sont sans fondement", répond ahuzac
17h53: Se sentait-il protégé par les informations fiscales de membres de l'opposition?
Il explique qu'il avait au Budget les mêmes informations que lorsqu'il était président de la Commission des Finances. "Ce n'était pas la chose la plus excitante. Mais j'ai eu à le faire" car lorsqu'il y a eu des demandes de l'opposition sous le gouvernement Fillon sur certains cas, le gouvernement renvoyait l'opposition vers Cahuzac, qui avait possibilité d'avoir accès aux dossiers fiscaux, en tant que président de la Commission des finances. "C'était un déplaisir. Je n'ai jamais pensé que connaître la situation fiscale des uns et des autres pouvait constitur un levier pour une quelconqe fin". Il ajoute que ces dossiers étaient à Bercy et que lors de la passation de pouvoir, il lui a laissé les dossiers.
17h49: On lui demande ce qu'il a dit au couple exécutif quand il a menti.
Cahuzac reste très vague et rappelle son mensonge. "Avec le Premier ministre, nous n'avons jamais abordé le fond de l'affaire", après qu'il a menti. Ayrault lui demandait simplement si ça allait. "Je leur répondait, bien sûr ça allait". Cahuzac ne veut pas "d'un commun accord, il est jugé" que son maintien au gouvernement est impossible. "La seule chose abordée, ce sont les détails pratiques: la lette de démission, le communiqué", etc.
17h42: Question sur son compte en Suisse: 600.000 euros, c'est cher payé. Y-a-t-il autre chose. Un député rappelle un scénario qui dit qu'au Budget, allant couper dans le budget du ministère de la Défense, ça n'aurait pas plus à certains qui seraient intervenus. Il rappelle que le directeur de campagne de Brugières, à un moment ennemi politique de Cahuzac, était un général à la retraite. Il demande ensuite ce que Cahuzac, avec son expertise, poserait comme question pour tout savoir sur Cahuzac.
"Vous me demandez de vous livrer des sentiments qui ont pu m'agiter, des craintes, des peurs, un sentiment de honte parfois, vraiment permettez moi de le garder pour moi. cela ne permettra pas à votre rapporteur" de rédiger ce document.
"Je n'ai aucun élément permettant de penser" que Brugières a écouté cet enregistement, ni qu'il l'a donné à son directeur de campagne, répond Cahuzac. Il y a eu des "brefs" "contacts" avec ce directeur de campagne.
"La question telle qu'elle a été posée ne pouvait pas être mieux posée. Au regard des informations dont elle disposait, elle ne pouvait pas poser une meilleure question que celle qui a été posée", répond-il sur la question de la demande d'entraide



17h35: Question d'une députée sur le "sentiment de flottement" entre le 3 décembre et le 19 mars. A-t-il démissionné ou s'est-il fait démissionner par Hollande?
"Quand je sors de l'hémicycle, il est 16 heures, je consulte mon téléphone portable, j'apprends que le procureur de Paris a ouvert une information judiciaire contre moi. je comprends que ma situation au gouvernement est intentable. Je cherche à joindre le PM pour lui dire que je veux démissionner." Avec un peu de mal. Puis ils y parvient et il dit qu'il veut démissionner.. "Il m'est arrivé de penser que peut-être les plus hautes autorités de l'Etat puissent être informées" de la décision du procureur, et que donc "ils sont arrivés à la même conclusion que moi". Ce n'est pas "une information" mais une "impression". "J'ai fait en sorte que ma démission soit la plus correcte possible".
"Je n'ai plus en mémoire le moment où j'ai évoqué cette affaire avec Pierre Moscovici, mais à lui comme au Premier ministre, j'ai menti".
Se sent-il victime? "Madame la député, si je suis une victime, je suis victime de moi-même"
17h27: Question du socialiste Jean-Marc Germain: a-ti-l reçu une relance de l'administration fiscale sur le courrier auquel il n'a pas répondu? Sait-il pourquoi Michel Gonelle et Jean-Louis Brugières n'ont-ils pas utilisé cet enregistrement avant? L'existence de compte non-déclaré a-t-il eu une influence sur ses mandats, notamment quand il était président de la Commission des Finances.
Réponse: Non, il n'a pas reçu de relance de l'administration fiscale. Pour ce qui est de la non-utilisation de cet enregistrement, Cahuzac reprend les arguments des deux hommes, qui ne voulait ps polluer le débat politique, ou parce qu'il craignait une réponse politique de sa par. "Pour votre information, sachez qu'on n'a peut-être pas la même conception du débat politique les uns et les autres" et donc il dit vouloir rappeler quelques faits: d'abord, "à l'insu de celui qui s'exprimait, Gonelle a enregistré" les propos d'un politique de Villeneuve-sur-Lot. En 2006, Gonelle saisit le procureur de Paris car il a eu vent d'une accusation que Jérôme Cahuzac employait une femme sans-papier, ce qui était exact. "J'ignore si cela procède d'une conception élevé du débat", tacle Cahuzac. "Il a transmis l'enregistrement à un ami, qui l'a transmis à un ami et ensuite, c'est plus compliqué". A la Commission des finances, "je ne crois pas que les députés ont eu le sentiment" qu'il a tenté de se protéger.
17h25: Question sur le texte d'entraide entre la Suisse et la France. Qu'en pense-t-il en tant que ministre du Budget?
Cahuzac juge que les résultats sont «faibles». «J'ignore ce que vous attendez de moi», ajoute Cahuac, si ce n'est qu'effectivement le taux de réponse est «extraordinairement faible».
17h24: A-t-il eu le sentiment d'avoir été lâché?
«Les choses ont été assez difficiles pour que je m'étende sur mes sentiments personnels», répond-il.

17h23: Il reconnaît que sa déclaration de patrimoine était "incomplète si on peut le dire ainsi", et que donc il s'est efforcé de "la compléter", après ses aveux. Pourquoi? "cela me paraissait nécessaire"
17h20: Question  du député Morel-à-L'Huissier sur sa déclaration de ce week-end sur le fait qu'il se sente être "le bouc émissaire de toutes les turpitudes". Autre question sur la raison pour laquelle il est resté aussi longtemps au gouvernement.
"Je n'ai pas le souvenir d'avoir donné d'interview ces derniers jours", dit-il. Le terme de "bouc-émissaire" a été prononcé à l'occasion de la législative de Villeneuve-sur-Lot. Quant à son maintien au gouvernement, "ce n'était pas pour me protéger". Le président reprend et veut savoir ce qu'il entend par "turpitudes". "Pas davantage que je n'avais conscience d'avoir donné d'interview à europe1, je n'avais pas conscience d'avoir donné d'interview au monde.fr".
17h18: Question de l'écologiste Sergio Coronado: «Pourquoi être resté?» après le début de l'affaire. Parce qu'il se sentait protégé à Bercy?
«A la suite de cet article, une décision est prise, qui me déporte de toutes les questions relatives à cette affaire. Je ne crois pas que vos supositions soient fondées. Les sentiments qui sont les miens, peut-être accepterez vous que je les garde pour moi», répond-il, regardant bien dans les yeux, pour une fois, son interlocuteur.
17h13: Le député Fennec revient sur le formulaire envoyé par le fisc auquel il n'a pas répondu. C'est après que Moscovici a formulé une demande d'entraide à la Suisse. La question est si après le 14 janvier, Moscovici l'a informé qu'il allait interroger la Suisse, et si oui, s'il lui a soumis le contenu de la demande.
«Moscovici ne m'a jamais informé de cette procédure, a fortiori, il ne m'a pas soumis les termes de cette demande.»
17h11: Question sur ses mensonges au couple exécutif
«Concernant ce que vous qualifiez d'entretien, j'avais menti en quelques heures à l'Assemblée après avoir menti au président de la République et au Premier ministre», rappelle Cahuzac. Mais a-t-il eu le sentiment de les avoir convaincus? «Il semble, je ne m'en félicite pas, avoir mis de la conviction dans mes dénégations, je le regrette amèrement.»
17h09: «Ne pouvant y répondre je ne voudrais pas que l'adage "qui ne dit mot consent" s'applique», ajoute-t-il, assurant que les présupposés du député, il ne les confirme pas sur son silence.
17h03: «J'avais menti au Président et au Premier ministe»
Question de Daniel Fasquelle, celui là même qui avait posé la question à Cahuzac à l'Assemblée, à laquelle l'ex-ministre avait répondu par un mensonge. Il veut notamment savoir s'il regrette sa réponse et savoir comment il explique qu'il y a eu si peu de réaction à l'Elysée, d'autres comptes, s'il a eu un lien avec un financement de parti politique.
«Vous évoquez cette séance de question à l'Assemblée du 5 décembre, le 2 avril j'ai indiqué le sentiment que j'en avais. La répétition de ce sentiment n'est peut-être pas indispensable, ce qui n'enlève rien à l sincérité de ce sentiment. Je vous ai menti car dans les heures précédentes, j'avais menti au Président et au Premier ministre». Pour les autres questions, «soit elles relèvent de la procédure judiciaire et je ne peux en parler», soit «elle concerne des critiques sur l'administration judiciaire et c'est injuste.»
17h01: Question sur le rôle de Stéphane Fouks, conseiller de Cahuzac au ministère.
"Fouks n'a joué aucun rôle dans ma communication. Il était un ami très proche, à qui n'ayant pas dit la vérité, je ne vois pas comment il aurait pu m'aider dans cette affaire", assure Cahuzac. Il dit que par ailleurs, il n'a vu aucune autre personne d'euro RSCG sur cette affaire.
16h58: "Merci de cette non réponse"
Il dit n'avoir jamais dit qu'il avait un compte à l'UBS. "Vous me demandez de confirmer des propos que j'ai dit ou écrit, je ne le peux pas", insiste-t-il. Une nouvelle question se pose sur le transfert à Singapour. "Je n'ai pas non plus évoqué de pays. Tout ce qui concerne cette chronologie sera réservé scrupuleusement aux deux juges d'instruction". "Merci de cette non réponse", répond le président.
16h55: Question du président de la commission sur un déplacement en Suisse en 2009 et/ou 2010. Il souhaite des éclaircissement sur ce sujet.
"Je le souhaiterais mais je ne le peux pas, pour les même raisons", répond Cahuzac. Le président parle d'un déplacement en octobre 2009 en Suisse avec un billet pris par l'Assemblée. Cahuzac ne répond toujours pas. "Je comprends que vous ayez moins le soucis que moi de cette information judiciair. Vous comprendrez que j'en ai un soucis scrupuleux", rétorque Cahuzac. "Si la date que vous indiquez est la bonne, il m'aurait fallu des capacités d'anticipation étonnante pour anticiper cette élection" (à la commission des finances).
16h53: Question sur ses éventuels avoirs chez Reyl entre 2006 et 2012
"Votre question semble empiéter sur l'enquête judiciaire", répond Cahuzac.  Le président insiste. "Je ne peux pas répondre à votre question", insiste aussi Cahuzac. Autre question sur le transfert de ses avoirs à Singapour: "Je suis contraint de vous répondre de la même manière", répond encore Cahuzac. Cahuzac, à droite du président, ne regarde pas le président Charles de Courson. C'est une sorte de dialogue de sourd.
16h51: Question sur le formulaire des impôts
"Je n'ai pas informé Moscovici ni que j'avais reçu le formulaire, ni qu eje n'y avais pas répondu", dit-il. Pour le reste, il explique pourquoi il n'a pas répondu à  ce formulaire: "Il y a deux tabous que je n'ai pas transgressé je n'ai jamais juré ne pas détenir de compte sur la tête de mes enfants et mentir à l'administration dont j'avais la charge me semblait impossible".
16h50: "Jamais" de contacts avec Taubira et Valls
Il n'a "jamais" eu de contact avec la Garde des Sceaux sur ce sujet après l'ouverture de l'information judiciaire le 4 janvier, ni avec Manuel Valls.
16h49: Il affirme n'avoir jamais eu vent de l'enregistrement de Mediapart avant qu'il a été révélé par Mediapart. Il ajoute qu'il ne sait absolument pas qui l'a donné à Mediapart. Il a simplement relevé que seuls Michel Gonelle et le juge Jean-Louis Brugières l'avait eu en main.
16h45: "Je n'ai pas eu le sentiment que beaucoup s'étaient penché sur ce document".
Cahuzac explique avoir que Fabrice Arfi lui a dit qu'en 2008 un courrier a été remis à Eric Woerth de la part de Rémi Garnier, l'accusant d'un compte en Suisse. Sollicité par ses soins, Eric Woerth lui dit qu'il n'a jamais reçu ce courrier, et que si cela avait été le cas, des investigations auraient été lancées. Finalement, aucun courrier n'a été retrouvé mais un mémoire d'une douzaine de pages, dans lesquelles il l'accuse d'avoir une villa à Marrakech, un bien à La Baule, et d'un compte non-déclaré à l'étranger. Mais le tout basé sur des rumeurs. Il dit l'avoir lu après l'article de Mediapart. Cahuzac explique: "je n'ai pas eu le sentiment que beaucoup s'étaient penché sur ce document".
16h41: Question sur Rémi Garnier, l'agent du Fisc
Il dit l'avoir connu il y a un an, quand il est venu à Villeneuve sur Lot. Il l'a revu à sa demande, et l'entretien a été consacré aux procédures que cet agent des impôts subissait. Il lui a demandé de l'aider en ce sens, ce qu'il a dit ne pas vouloir faire. "Dommage", lui a-t-il répondu. "Ce n'est qu'après que j'ai compris le sens de ces mots", ajoute Cahuzac. Rémi Garnier avait alerté le fisc sur un éventuel compte en Suisse de l'ex-ministre.
16h39: Question sur ses avoirs qui auraient pu être transféré ailleurs
Cahuzac explique que cette question est "à la frontière" entre l'instruction et le rôle de la Commission. Il reste vague et laisse entendre que cette réponse a été faite car il n'avait pas de compte en Suisse à cette époque.
16h37: Il n'a parlé à personne du contenu de la demande d'entraide
Il a su par ses avocats qu'il y avait une réponse négative de la demande d'entraide. Il assure "n'avoir parlé à personne du contenu" de la réponse, qui s'est notamment retrouvé dans le JDD. Sait-il qui l'a fait? "Je me suis beaucoup posé la question", dit-il, de cette démarche qui, dit-il encore, ne l'"arrangeait pas" à l'époque.
16h36: La demande d'entraide
Il dit qu'il a appris par ses avocats qu'il y avait une demande d'entraide à la Suisse par ses avocats. Il en a parlé brièvement au patron de la direction général des impôts. Et qu ce dernier lui a demandé de ne pas s'en occuper, ce qu'il a fait.
16h35: Jérôme Cahuzac ajoute qu'il n'a informé personne qu'il avait reçu un courrier du Fisc.
16h34: Première question sur la "muraille" de Chine
Cahuzac répond que ce n'est pas de son initiative mais qu'il était d'accord. Il n'en a pas parlé avec Pierre Moscovici, dit-il.
16h31: L'audition commence

Jérôme Cahuzac lève la main droite et jure de dire la vérité. Mais ne précise pas «les yeux dans les yeux». L'ancien budget dit n'avoir rien à dire préalablement aux questions.

C’est l’homme au cœur du scandale, celui qui a démissionné, puis avoué son mensonge, provoquant un vent de panique au gouvernement. Il est entendu ce mercredi à 16h30 par la commission d'enquête parlementaire installée après ses aveux.

Les parlementaires tentent de comprendre qui savait quoi au gouvernement sur ce dossier, et depuis quand. Invité ce mercredi d'Europe 1, l'ex-ministre a déclaré n’avoir «rien préparé» et vouloir «juste répondre le plus sincèrement possible aux questions», alors qu'il se dit le «bouc émissaire idéal de toutes les turpitudes politiques».

La première fois qu’il a pris la parole après ses aveux, Jérôme Cahuzac avait déclaré: «J'ignore quel était son niveau de connaissance de cette affaire. Ce que je veux dire, c'est que à lui, comme au Premier ministre, comme à Pierre Moscovici, je n'ai pas dit la vérité». Ce mercredi, son discours ne devrait pas vraiment varier. D’autant que mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, Jérôme Cahuzac aura un discours «contraint»: il se retranchera probablement derrière le secret de l’instruction.

>> Une audition à suivre dès 16h30 sur 20 Minutes