Jérôme Cahuzac se présente en «bouc émissaire idéal de toutes les turpitudes politiques»

EVASION FISCALE L'ancien ministre du Budget répondra à la commission d'enquête parlementaire «l’esprit libre» sans avoir «rien préparé»...

A. S.

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Jérôme Cahuzac, le 3 juin 2013, à Paris.
Jérôme Cahuzac, le 3 juin 2013, à Paris. — J.SAGET / AFP

Alors qu’il doit être auditionné ce mercredi après-midi à l’Assemblée nationale sur la gestion politique de son évasion fiscale, Jérôme Cahuzac affirme sur Europe 1 se rendre au palais Bourbon «l'esprit libre». Celui qui dit n’avoir «rien préparé» et vouloir «juste répondre le plus sincèrement possible aux questions» se pose comme le «bouc émissaire idéal de toutes les turpitudes politiques».

«On m’a comparé à Stavisky. C'est moi aussi qui suis responsable des huit partielles perdues par la majorité, ou encore de la montée du FN… Ils m’ont tous jugé par avance même certains qui se disaient mes amis. Mais le pire pour moi, c’est que mon nom puisse être associé à celui de Bernard Tapie, alors que c’est grâce à moi que l’affaire de l’arbitrage a été relancée», se plaint-il.

Cahuzac dénonce des «fantasmes» de journalistes

L’ancien ministre du Budget nie être intervenu dans la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot. «Ce sont des fantasmes de journalistes. Contrairement à ce qui a été écrit, je n’ai aucune ambition pour la mairie.» «Quand on parle de moi, d’abord on met les choses au conditionnel, puis à l'indicatif, puis on dit que c'est vrai. C'est emblématique de ma vie», conclut-il.

Jérôme Cahuzac reconnaît être en train d’écrire un livre. «Vous savez, j’ai le temps, du soir au matin, et du matin au soir.» Mais précise que, malgré «des contacts avec des éditeurs», il n’a signé aucun contrat. Et qu’un «chèque à six chiffres» relève du «fantasme». «J’essaye d’assumer du mieux que je peux. Ce compte en Suisse, c'est une erreur de ma vie d'avant, je le regrette d’autant que j’ai le sentiment d’avoir été dans ma carrière politique toujours irréprochable», conclut-il.