DSK auditionné au Sénat ce mercredi: Sa présence n'est «pas souhaitée», dit Gérard Longuet

POLITIQUE L'ex-directeur du FMI est interrogé par une commission d'enquête sénatoriale sur les banques, a dégradé «l'image de l'homme politique» selon lui...

E.O. avec AFP

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L'ancien chef du FMI, Dominique Strauss-Kahn, quitte le palais de justice de Paris le 26 février 2013.
L'ancien chef du FMI, Dominique Strauss-Kahn, quitte le palais de justice de Paris le 26 février 2013. — AFP PHOTO KENZO TRIBOUILLARD

Le sénateur UMP Gérard Longuet a critiqué ce mercredi la venue de Dominique Strauss-Kahn au Sénat où il sera auditionné par une commission, estimant qu'il n'était «pas souhaité» dès lors qu'il a dégradé «l'image de l'homme politique». L'ancien ministre socialiste et ex-directeur général du FMI doit être interrogé dans l'après-midi par une commission d'enquête sénatoriale sur les banques.

Sur LCI, Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense, a tranché: «Dans l'image de la dignité de l'homme politique, Dominique Strauss-Kahn nous a fait faire un bond en arrière». «Il aurait été raisonnable de sa part de ne pas venir et il aurait été raisonnable de ne pas l'inviter».

«Pour la dignité, on a Strauss-Kahn, pour la probité, on a Cahuzac»

«Il y a un moment, dans la vie, où on se contrôle, quand on veut exercer des responsabilités nationales», a fait valoir le sénateur de la Meuse. «Le gouvernement fait voter une loi sur la transparence», a poursuivi Gérard Longuet, «il y a dignité, probité, impartialité. Pour la dignité, on a Strauss-Kahn, pour la probité, on a Cahuzac. Qui vont-ils nous proposer pour l'impartialité?»

La veille le député UMP Christian Estrosi avait aussi jugé «pas normal» que DSK soit auditionné, et ce pour «dse raisons morales». «C'est moche, tout simplement», a indiqué l'ancien ministre, sur Radio Classique et Public Sénat. «Il y a des moments où il faut savoir se mettre de côté soi-même», et cela «même si on pense que c'est injuste, ce que l'on a subi. On ne doit pas pour autant transférer son injustice à ce qui peut ternir l'ensemble du fonctionnement des institutions».