Enquête sur l'arbitrage Adidas: la garde à vue de Tapie prolongée

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La garde à vue de l'homme d'affaires Bernard Tapie, qui a débuté lundi matin à Paris, a été prolongée mardi par les juges enquêtant sur l'arbitrage controversé du litige qui l'opposait au Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas, a-t-on indiqué de source judiciaire.
La garde à vue de l'homme d'affaires Bernard Tapie, qui a débuté lundi matin à Paris, a été prolongée mardi par les juges enquêtant sur l'arbitrage controversé du litige qui l'opposait au Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas, a-t-on indiqué de source judiciaire. — AFP

La garde à vue de Bernard Tapie, qui a débuté lundi matin à Paris, a été prolongée mardi par les juges enquêtant sur l'arbitrage controversé du litige qui l'opposait au Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas, a-t-on indiqué de source judiciaire.

Jean Bruneau, ancien président de l'association des petits porteurs de BTF (Bernard Tapie Finances), était également toujours mardi en garde à vue, une mesure qui peut se prolonger jusqu'à 96 heures.

Dans cette enquête, les juges s'intéressent à la décision du tribunal arbitral d'octroyer en 2008 403 millions d'euros à M. Tapie en règlement de son litige né de la vente en 1993 d'Adidas, qu'il avait acquis trois ans plus tôt.

Les magistrats soupçonnent cet arbitrage d'avoir été biaisé à son profit. Ils veulent savoir comment Bernard Tapie a plaidé sa cause à l'Elysée et au ministère de l'Economie et s'intéressent de près à ses liens avec les arbitres.

Convoqué lundi matin par les policiers de la brigade financière, l'homme d'affaires, âgé de 70 ans, a aussitôt été placé en garde à vue à l'hôpital parisien de l'Hôtel-Dieu, qui dispose d'une salle spécialisée pour les gardés à vue nécessitant une surveillance médicale. On ignore la raison pour laquelle M. Tapie a été admis lundi dans cette structure.

Dans cette affaire, trois personnes ont été mises en examen pour «escroquerie en bande organisée»: Stéphane Richard, le PDG d'Orange et ex-directeur de cabinet de l'ancienne ministre de l'Economie Christine Lagarde, l'ancien patron du Consortium de réalisation (CDR, chargé de gérer l'héritage du Crédit Lyonnais) Jean-François Rocchi, et l'un des juges arbitraux, Pierre Estoup.

Mme Lagarde a été placée fin mai sous le statut de témoin assisté, après deux jours d'audition par les magistrats de la Cour de justice de la République (CJR).