Pierre Moscovici dénonce un «mensonge» de l'opposition sur le déficit 2013

POLITIQUE «Contrairement à la droite, nous tenons les dépenses», a assuré le ministre de l'Economie...

avec AFP

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Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a qualifié mardi de "mensonge" les calculs de députés de l'opposition qui prévoient une hausse du déficit pour 2013 et qui dénoncent des dépenses publiques mal maîtrisées.
Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a qualifié mardi de "mensonge" les calculs de députés de l'opposition qui prévoient une hausse du déficit pour 2013 et qui dénoncent des dépenses publiques mal maîtrisées. — Lionel Bonaventure AFP

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a qualifié ce mardi de «mensonge» les calculs de députés de l'opposition qui prévoient une hausse du déficit pour 2013 et qui dénoncent des dépenses publiques mal maîtrisées. «Là où il y un énorme mensonge de la part de la droite, c'est sur le fait que contrairement à eux nous tenons les dépenses», a affirmé le ministre sur RTL.

«La dépense de l'Etat a été maîtrisée en 2012 et elle sera maîtrisee en 2013», a-t-il assuré, qualifiant ces deputés de l'opposition de «singulièrement gonflés». «Nous faisons notre travail de redresser les comptes publics qu'ils ont dégradés», a-t-il insisté.

 

D'éventuels ajustements à l'automne

Et d'ajouter: «Nous n'avons pas besoin, contrairement à ce qu'ils disent, de collectif budgétaire, pour ne pas ajouter l'austérité aux difficultés du pays». Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault va présenter ce matin les lettres de cadrage données aux ministres et elles «montreront qu'en 2014 elles feront baisser» la dépense de l'Etat, a ajouté Pierre Moscovici.

Dans un rapport révélé lundi soir par lefigaro.fr et qui devait être rendu public dans la journée, les députés UMP et UDI ont calculé que le déficit de l'Etat devrait dépasser les 80 milliards d'euros en fin d'année, au lieu des 61,6 milliards prévus par la loi de finances.

Interrogé sur le maintien de la prévision du déficit en 2013, Pierre Moscovici a dit tenir «compte de la réalité» et n'a pas exclu d'éventuels ajustements. «C'est à l'automne que nous constaterons tout ça et nous prendrons les ajustements nécessaires», a-t-il dit, soulignant que le gouvernement avait déjà «dans le programme de stabilité dit que le budget passerait de 3 à 3,7% en 2013».