Barroso est le «carburant du Front national», affirme Montebourg

EUROPE Jean-François Copé a dénoncé un «populisme de gauche»...

20 Minutes avec AFP
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Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, à Paris, le 18 juin 2013.
Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, à Paris, le 18 juin 2013. — ANTONIOL ANTOINE/SIPA

Arnaud Montebourg, a accusé dimanche le président de la Commission européenne José Manuel Barroso d'être «le carburant du Front national», après ses propos qualifiant la position française sur l'exception culturelle de «réactionnaire».

«Monsieur Barroso est le carburant du Front national. Voilà la vérité. Il est le carburant de Beppe Grillo [le comédien et homme politique italien]», a déclaré sur France Inter le ministre du Redressement productif.

« L'Union européenne est immobile, paralytique»

«Je crois que la principale cause de la montée du Front national est liée à la façon dont l'UE exerce aujourd'hui une pression considérable sur des gouvernements démocratiquement élus», a estimé le ministre, lui-même qualifié la veille d' «improductif» par Alain Juppé.

«Vous avez le président de la Commission européenne qui dit "tous ceux qui sont anti-mondialisation, c'est des réactionnaires", c'est-à-dire (ce sont) des gens qui aujourd'hui ont institutionnalisé l'Union européenne comme anti-peuples européens», a-t-il poursuivi.

Selon lui, «finalement, l'Union européenne ne bouge pas, elle est immobile, paralytique. Elle ne répond à aucune des aspirations populaires (en Europe), sur le terrain industriel, sur le terrain économique, sur le terrain budgétaire, et finalement, ça donne raison à tous les partis souverainistes, j'allais dire anti-européens, de l'UE».

Réaction de Jean-François Copé

Interrogé par Europe 1 sur les déclarations du  ministre du Redressement productif, le président de l'UMP Jean-François Copé a assuré: «Ces propos-là, comme d'autres qu'il peut tenir régulièrement,  illustrent les raisons qui expliquent l'échec de ce gouvernement». «Ils sont en contradiction permanente, c'est le grand écart,  on va chercher tout le monde à la fois», a accusé le responsable  d'opposition: «On fait dans le populisme de gauche, puis ensuite on fait  un petit bout de hausses d'impôts...» «Ce gouvernement, en réalité, a un énorme problème de  cohérence», selon Jean-François Copé.