Législative partielle dans le Lot-et-Garonne: «Le candidat socialiste était loin d'être le meilleur»

POLITIQUE C'est ce qu'estime Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche...

Propos recueillis par Anne-Laëtitia Béraud

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Jean-Michel Baylet en août 2011.
Jean-Michel Baylet en août 2011. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Dimanche prochain, les candidats UMP Jean-Louis Costes et FN Etienne Bousquet-Cassagne s’affronteront dans la 3e circonscription du Lot-et-Garonne pour le second tour de la législative partielle. Le candidat PS Bernard Barral, qui n'a pas pu atteindre le second tour faute d'avoir recueilli 12,5% des inscrits, donne son soutien à Jean-Louis Costes. Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, sénateur et président du conseil général de Tarn-et-Garonne, allié à la majorité, voit dans cette élection «une situation particulière». 20 Minutes a voulu en savoir plus.

Après cette défaite pour la gauche, demandez-vous à l’exécutif un changement d'orientation politique du gouvernement?

Non, le gouvernement tient le seul cap possible, alors que la situation économique générale est particulièrement difficile. Dans un monde globalisé, c’est la seule politique qui puisse favoriser l’emploi et la croissance. Les idées portées par le Front national sont d’un autre siècle, totalement inadaptées.

Comment comprenez-vous le score du premier tour de cette législative, avec l’UMP à 28,71% et le FN à 26,04%?

C’est la conjonction d’une situation générale difficile et d’une situation politique locale particulière, marquée par l’affaire Cahuzac. Par ailleurs, les gauches n’étaient rassemblées pour gagner, et le candidat socialiste était loin d’être le meilleur. Dans cette situation, c’était donc la chronique d’une défaite annoncée. Je rappelle qu'après la défaite du candidat socialiste, le PRG a été dans les premiers à appeler à voter pour le candidat UMP.

Craignez-vous une montée du FN pour les prochaines élections?

Je ne me résoudrai jamais à cette situation. Nous luttons contre l’extrême droite et jamais nous ne lui ferons de concessions. Ils essaient de dissimuler, avec des candidats aux têtes de gendre idéal, un programme qui est en réalité basé sur le racisme, l’antisémitisme et le mensonge.

Comment voyez-vous les prochaines municipales?

Elles seront difficiles pour la majorité, car je l’ai déjà rappelé, la situation économique actuelle est très difficile. Sur ce point, je veux rappeler que le dernier gouvernement nous a laissé une situation plus qu’alarmante, qu’il n’est pas possible de redresser en une seule année.

Qu’est-ce que la gauche pourrait faire pour limiter la casse aux prochains scrutins?

Le Parti socialiste doit savoir respecter ses alliés, et créer des conditions favorables pour faire campagne. Dans le cadre des municipales, outre les questions très importantes de l’emploi et de la solidarité, la gauche doit savoir être à l’écoute de ses administrés, comprendre ce que l’on attend de nous. Ce n’est pas suffisant mais indispensable.