Paris 2014: Duflot renonce, Najdokvsi salue «cette clarification»

MUNICIPALES Christophe Najdokvsi, adjoint chargé de la petite enfance, avait été désigné par les militants...

Maud Pierron

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Christophe Najdovski et Cécile Duflot le 8 juin 2013, lors de la désignation de l'élu parisien par les militants écologistes, pour la municipale parisienne.
Christophe Najdovski et Cécile Duflot le 8 juin 2013, lors de la désignation de l'élu parisien par les militants écologistes, pour la municipale parisienne. — T. SAMSON / AFP

Ira, ira pas? Ira pas. Cécile Duflot a enfin mis fin au suspens qu’elle entretenait depuis des mois: elle ne sera pas candidate à la mairie de Paris, annonce-t-elle ce mercredi au Nouvel Observateur. La ministre du Logement apporte, dans le même temps, tout son soutien au candidat écologiste désigné par les militants le 8 juin dernier, Christophe Najdovski.

Contacté par 20 Minutes, il a salué «cette clarification». «Je ne suis pas surpris. Cécile m’avait déjà apporté tout son soutien par le passé, là elle met les choses au clair une bonne fois pour toute», explique l’élu parisien. Cet adjoint chargé de la petite enfance à la mairie de Paris va pouvoir respirer un peu. «Il va pouvoir se focaliser à fond sans que tout le monde lui dise: “Vous êtes là pour chauffer la place de Cécile Duflot”. C’est une excellente nouvelle pour lui et une excellente nouvelle pour Cécile, qui fait de l’excellent boulot au ministère», se réjouit Pascal Durand, le secrétaire national d’EELV contacté par 20 Minutes.

En interne, beaucoup critiquaient les atermoiements de Cécile Duflot pour les municipales parisiennes et imaginaient difficilement la ministre remplacer un candidat élu par les militants. «C’est un deuxième départ pour ma campagne», reconnaît Christophe Najdovski. «Cela permet à chacun d’être dans les starting-blocks. Ce qui est important désormais, c’est de présenter notre projet aux Parisiens», ajoute-t-il.

«Elle risquait de s’abîmer»

Dans le camp d’Anne Hidalgo, on joue l’indifférence. «C’est une décision sage et rationnelle», a commenté Jean-Louis Missika, co-directeur de campagne de la socialiste. «Cela ne nous facilite pas la tâche», assure-t-il, rappelant que la notoriété de la tête de liste a une importance relative dans un scrutin d’arrondissement. D’autant plus que la ministre, rappelle-t-il, n’avait obtenu que 9% d’intentions de vote dans le seul sondage (Ifop pour Le JDD) dans lequel elle a été «testée» en janvier dernier. En juin, Christophe Nadjovski émerge à 6%. Un écart pas faramineux. «3%, c’est la marge d’erreur. Sa notoriété sur laquelle elle comptait peut-être n’apportait pas une plus-value énorme», ajoute-t-il. Du coup, la décision de la ministre ne l’étonne pas du tout. «Elle risquait de faire un mauvais score, de s’abîmer et la campagne lui aurait pris beaucoup de temps alors qu’elle a un ministère très prenant, dans lequel elle a des engagements et une mission», conclut-il.

Toutefois, au Nouvel Observateur, Cécile Duflot a prévenu que sa décision pour les municipales parisiennes ne signifiait pas automatiquement qu’elle choisissait de rester au gouvernement, alors qu’EELV a toujours dit que le budget 2014, discuté à l’automne, serait un test. «Les deux questions ne sont pas liées. La participation au gouvernement n'est pas un but en soi, elle n'a de valeur que si l'on obtient des résultats», assure-t-elle.