Législative partielle dans le Lot-et-Garonne: PS et EELV se rejettent la responsabilité de la défaite

POLITIQUE Bruno Le Roux a déploré la présence d’une liste EELV au premier tour de la législative partielle dans le Lot-et-Garionne...

E.O. avec AFP

— 

Le chef des députés socialistes Bruno Le Roux, le 16 mai 2013.
Le chef des députés socialistes Bruno Le Roux, le 16 mai 2013. — SEVGI/SIPA

La hache de guerre serait-elle déterrée entre le PS et ses alliés écologistes? Bruno Le Roux, chef de file des députés PS, a critiqué la présence d’une liste EELV dans la 3e circonscription du Lot-et-Garonne, où le PS a été évincé dès le premier tour, dimanche, la qualifiant de «faute politique».

«Sur une élection partielle, quand nous sommes ensemble aux responsabilités, au gouvernement, on sait qu'il faut y aller réuni», a dit le député PS de Seine-Saint-Denis ce lundi sur Canal+. «A quoi cela sert de faire 2% pour éliminer le candidat de gauche au deuxième tour et pleurer en disant: "on est obligé de choisir" ?», a lancé Bruno Le Roux. «C'est une faute politique de ne pas se rassembler au premier tour quand on est ensemble et qu'on doit assumer ensemble le bilan de la majorité», a-t-il affirmé.

La veille, il avait déjà jugé «inexcusable» le maintien d'une liste écologiste à l'élection.

Ce lundi, Cécile Duflot, une des deux ministres écologistes a réagi sur Twitter, estimant que «parler de faute politique en est une belle quand on préside le groupe majoritaire» et que «œuvrer pour le rassemblement commence par ne pas insulter ses alliés».

«C'est cette analyse qui est inexcusable»

Luc Carvounas, sénateur-maire PS d'Alfortville (Val-de-Marne), secrétaire national du parti chargé des relations extérieures, a renchéri lui aussi dans un communiqué, regrettant «notamment que Lionel Feuillas, (le candidat) d'Europe Ecologie-Les Verts se soit maintenu. Pourtant, avec près de 16% en 2012 au premier tour, on ne pouvait ignorer le risque de voir le Front national réaliser une percée.»

David Cormand, chargé des élections à la direction d'EELV, a répliqué sur Twitter: «Le PS perd 14.790 voix en un an et les responsables sont vos partenaires? C'est cette analyse qui est inexcusable.»

«Non mais allo quoi»

Le duel UMP/FN «serait en raison de la division de la gauche? Non mais allo quoi», a lancé le député écologiste Sergio Coronado dimanche sur le réseau social.

«Dans les partielles précédentes, le PS fait -10, là -20 (points, ndlr): effet politique gouvernement -10 effet,  Cahuzac -10. Pas la peine de chercher bouc émissaire», a asséné, également sur Twitter, le patron des sénateurs EELV Jean-Vincent Placé. François de Rugy, coprésident du groupe EELV à l'Assemblée, a lui rétorqué: «On prépare l'élection tout seul, on choisit son candidat (+ son suppléant) tout seul. Puis on regrette qu'il n'y ait pas de rassemblement.»