Affaire Guéant: Prudent, Copé appelle à «laisser la justice travailler»

avec AFP

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Le président de l'UMP Jean-François Copé a appelé ce dimanche à «laisser la justice travailler» dans l'affaire des primes en liquide perçues par Claude Guéant quand il était au ministère de l'Intérieur, ajoutant qu'il faudra tirer les conséquences politiques à l'issue du processus judiciaire.

Alors que plusieurs ténors à droite se sont montrés sévères avec Claude Guéant, «le problème n'est pas de soutenir ou de condamner» mais «de laisser la justice travailler», a affirmé Jean-François Copé dans l'émission «Tous politiques» France Inter, AFP, Le Monde.

Présomption d’innocence

Le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire dans l'affaire des 10.000 euros mensuels perçus par Claude Guéant quand il était directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy (2002-2004). Ces sommes étaient puisées dans les «frais d'enquête et de surveillance» des policiers, selon des rapports des Inspections générales de l'administration (IGA) et de la police nationale (IGPN, la «police des polices»).

Selon Jean-François Copé, qui en a appelé à la présomption d'innocence, quand la justice aura «rendu ses conclusions», «il y aura sans doute à en tirer des conséquences politiques».

«Si la faute est avérée, il y aura une décision de justice» et «il appartiendra à Claude Guéant de l'appliquer», a-t-il ajouté, interrogé sur l'idée d'un éventuel remboursement des sommes perçues par l'ancien secrétaire général de l'Elysée, en cas de faute avérée.

Des «bouts de révélation qui n'en sont pas»

Alors qu'un ancien cadre de l'établissement financier suisse Reyl et Cie, Pierre Condamin-Gerbier, affirme qu'il dispose d'une liste d'une «quinzaine» de personnalités politiques françaises détentrices d'un compte en Suisse, Jean-François Copé a évoqué des «bouts de révélation qui n'en sont pas» et «des allégations sans preuve et sans précision».

Enfin, le numéro un de l'UMP a réaffirmé qu'il appartenait «aux actionnaires» de décider s'il faut maintenir ou non à la tête d'Orange Stéphane Richard, qui a été mis en examen pour «escroquerie en bande organisée» dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais. Il n'a pas voulu se prononcer à titre personnel.