Vincent Peillon n'a «aucune information» sur les politiques ayant un compte en Suisse

© 2013 AFP

— 

Le ministre de l'Education, Vincent Peillon, a jugé mercredi qu'il y avait "beaucoup de choses positives", "malgré certains désaccords", dans le rapport de la Cour des comptes qui prône une "réforme d'ensemble" du système scolaire.
Le ministre de l'Education, Vincent Peillon, a jugé mercredi qu'il y avait "beaucoup de choses positives", "malgré certains désaccords", dans le rapport de la Cour des comptes qui prône une "réforme d'ensemble" du système scolaire. — Martin Bureau AFP

Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon a déclaré dimanche sur Canal+ n'avoir «aucune information» sur les quinze personnalités politiques françaises accusées d'avoir un compte en Suisse, bien que son frère, qui est journaliste, ait cette liste en sa possession.

Pierre Condamin-Gerbier, ex-cadre de l'établissement financier suisse Reyl et Cie et témoin clé dans l'affaire Cahuzac, assure disposer d'une liste d'une quinzaine de noms de ministres, anciens et actuels, détenteurs de comptes en Suisse.

«Chacun a sa profession, ses responsabilités»

Le ministre, interrogé sur le fait que son frère, Antoine Peillon, journaliste au quotidien La Croix et spécialiste de l'évasion fiscale, disposait aussi de cette liste, a assuré n'avoir «aucune information» et «surtout pas sur le ministre» qui y figurerait. Selon son frère, la liste compte des personnalités de gauche comme de droite «ainsi qu'un membre éminent de l'actuel gouvernement».

«Nous avons 50 ans passés, et chacun a sa profession, ses responsabilités», a souligné le ministre. «Nous veillons chacun dans notre travail à ne pas avoir de liens sur toutes ces affaires. Un journaliste doit avoir sa liberté, un ministre ses responsabilités dans ces affaires», a-t-il ajouté. Interrogé dimanche sur la présence d'un membre du gouvernement dans la liste de ces personnalités, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a dit ignorer si c'était le cas.

«Je l'ignore», a-t-il dit, lors de l'émission Le Grand Jury, RTL, LCI et Le Figaro. Il revient «d'apporter les preuves plutôt que lancer à la cantonnade des soupçons», a-t-il ajouté.