Municipales à Paris: Les écolos ont aussi leur primaire

POLITIQUE La tête de liste EELV aux municipales à Paris sera désignée à l'issue d'une primaire qui se déroule samedi. Huit candidats se présentent...

Anne-Laëtitia Béraud

— 

Illustration d'une électrice déposant son bulletin dans une urne.
Illustration d'une électrice déposant son bulletin dans une urne. — POL EMILE/SIPA

Les primaires pour tous. Samedi matin, le millier d’adhérents EELV parisiens est appelé à voter pour désigner leur tête de liste aux élections municipales à Paris. Les écologistes ont décidé en février de ne pas s’allier avec les socialistes au premier tour de ces élections.

Huit candidats se présentent dans cette primaire. Aux côtés du maire du 2e arrondissement Jacques Boutault, figurent Christophe Najdovski, adjoint au Maire de Paris chargé de la petite enfance, Bernard Jomier, adjoint au maire du 19e arrondissement, Francine Bavay, conseillère régionale d’Ile-de-France, mais aussi Florence Pélissier, Thierry Schaffauser, Pierre Lucot, et Stefan de Vries. Et, en parallèle, l’hypothèse Cécile Duflot, qui laisse planer une sortie du gouvernement à l’automne pour se lancer à Paris.

«Duflot veut faire pression sur le gouvernement» en n’excluant pas de se présenter

Soutenant officiellement Christophe Najdovski, la ministre reste sibylline, affirmant mercredi sur LCP: «Si j'excluais [d’être candidate], je vous le dirais». «La déclaration de Cécile Duflot n’était pas très habile, et pas très sympa pour Christophe Najdovski», lâche Bernard Jomier, qui appelle à «respecter le choix des adhérents». L’intéressé rétorque que le débat n’est pas d’actualité, mais glisse que les écologistes ont tout à gagner à «faire émerger de nouvelles têtes, de nouveaux talents» au sein du mouvement. Quant à Jacques Boutault, l’idée le laisse de marbre: «Cécile Duflot laisse dire des choses pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il appuie son projet de loi, qui passera à l’automne».

La campagne de la primaire aura été presque sympathique? «Elle s’est tenue dans une ambiance cordiale, ce qui pourrait, vu de l’extérieur, être presque chiant», sourit Bernard Jomier. Mais les différences existent, notamment sur la place des voitures dans Paris, que Jacques Boutault souhaiterait voir disparaître. «Contrairement à certains, je suis contre une écologie punitive», explique Christophe Najdovski, qui revendique, lui, «une écologie politique positive, du mieux-vivre». Si le climat de campagne n’a rien à voir avec les tensions de la dernière primaire UMP, les langues restent néanmoins affutées chez les écologistes parisiens.