Municipales à Paris: Patrick Buisson «n'aime pas la démocratie», selon NKM

POLITIQUE La candidate UMP a répondu à l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, qui a estimé qu'elle était «la meilleure pour perdre» l'élection...

avec AFP

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Nathalie Kosciusko-Morizet a remporté la primaire à Paris avec 58% des voix, le 3 juin 2013.
Nathalie Kosciusko-Morizet a remporté la primaire à Paris avec 58% des voix, le 3 juin 2013. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Nathalie Kosciusko-Morizet ne se laisse pas faire. La candidate UMP à la Mairie de Paris a pointé ce mercredi ceux «qui n'aiment pas la démocratie», en commentant les critiques lancées contre elle par Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy.

«Je m'étonne qu'à l'issue d'un processus démocratique, certains aient comme première réaction de dire: ce n'est pas celui qui fallait», a observé la députée de l'Essonne et ex-ministre sur France inter. «Quand on y réfléchit, ce n'est pas très étonnant. Il y a des gens qui sont d'une tradition politique qui n'aime pas la démocratie.»

 


L'invité d'Inter Nathalie Kosciusko-Morizet

 


NKM, trop «clivante, trop bling bling»

L'essayiste, qui vient de l'extrême droite, a, dans l'hebdomadaire L'Express, gratifié NKM de la formule: «la meilleure pour perdre» car trop «clivante, trop bling bling», «trop mariage gay». Il a soutenu un candidat qui a fait 10%, a glissé Nathalie Kosciusko-Morizet en référence à Pierre-Yves Bournazel, benjamin de la compétition interne à l'UMP.

Comme on lui opposait une participation à cette primaire très inférieure à certaines espérances exprimées au sein de l'UMP Paris, elle a répondu: «Dans la politique comme dans la vie, il y a une différence fondamentale entre ce qu'on gagne et ce que d'autres vous donnent», c'est-à-dire «l'adoubement, le choix d'une commission d'investiture. Bref, la vieille méthode».

«4.000 Parisiens ont renouvelé leur adhésion à l'UMP»

Onze mille voix seulement se sont portées sur elle, lui objecte-t-on. «4.000 Parisiens ont renouvelé leur adhésion à l'UMP, a-t-elle noté. Donc qu'il y en ait plus de 20.000 qui se soient mobilisés pour la primaire montre à quel point ce mouvement excède l'UMP.»

«Même s'il n'y en avait eu que trois», a ironisé la challenger d'Anne Hidalgo, cela «aurait toujours fait un de plus que ceux qui ont choisi la candidate socialiste, choisie par le sortant avec l'aide extrêmement active du président de la République, qui s'est entremis pour qu'elle soit seule candidate». L'élue UMP faisait ainsi allusion au retrait du socialiste Jean-Marie Le Guen, député de Paris et adjoint au maire, qui avait un temps voulu entrer en lice.