Municipales: Hidalgo présente une équipe de campagne «à l’image des Parisiens»

Oihana Gabriel

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Anne Hidalgo a posé avec son équipe de campagne, dont Jean-Louis Missika et Rémi Féraud pour une photo de famille mardi 4 juin dans le 9e.
Anne Hidalgo a posé avec son équipe de campagne, dont Jean-Louis Missika et Rémi Féraud pour une photo de famille mardi 4 juin dans le 9e. — V. Wartner / 20 Minutes

C’est en blouse et écharpe fuchsia et tenue bleue qu’Anne Hidalgo est arrivée à 11h ce mardi matin devant le café Jolis Mômes dans le 9e arrondissement de Paris, envahi par une nuée de journalistes. Au micro, la candidate socialiste a présenté son équipe de campagne. «Ils sont venus, ils sont tous là… ou presque», sourit la première adjointe au maire de Paris. Avant de souligner que son projet sera écrit à plusieurs mains: «Je souhaite une campagne joyeuse, fraternelle et généreuse. J’aime l’aventure collective, mais je ne suis pas une aventurière.»

Une équipe paritaire

«J’ai voulu que l’équipe soit à l’image des Parisiens, paritaire, renouvelée, toutes générations confondues et avec des personnes engagées, venant de la vie politique ou associative», clame la socialiste. Mais si la jeunesse et les femmes sont bien représentées dans cet organigramme, on remarque aussi beaucoup de visages d’adjoints à la Mairie. En effet, sur 58 noms de cette équipe, douze, et notamment aux postes clés, épaulent déjà Bertrand Delanoë. Mais Anne Hidalgo a insisté sur le rassemblement. Parmi les personnalités d'autres bords qui l'ont rejoint, Dominique Versini, ancienne Secrétaire d'État UMP chargée de la Lutte contre la précarité et l'exclusion ainsi que Jean-Luc Romero, ancien UMP, qui a rejoint les rangs de PS au Conseil régional en tant qu'apparenté.

Un projet progressiste contre un projet conservateur

Bertrand Delanoë n’a d’ailleurs pas été cité dans le court discours d’Anne Hidalgo, mais la candidate a répété qu’elle s’inscrivait dans le pas du maire de Paris. «Je porte avec fierté la transformation de cette ville depuis 2001. Cet héritage, je l’assume et je le revendique.» Anne Hidalgo a parfaitement choisi son timing pour annoncer son équipe, au lendemain de l’élection à la primaire UMP de Nathalie Kosciusko-Morizet. Et en a profité pour tacler sa désormais rivale. «Je n'ai peur de personne. Il y a des héritages plus ou moins faciles à porter. Je conçois que Nathalie Kosciusko-Morizet ait du mal à assumer celui de la droite parisienne.» Avant de résumer: «Je suis combative. Je veux une campagne digne, dans laquelle les Parisiens auront à choisir entre un projet progressiste, le mien et conservateur, celui de Nathalie Kosciusko-Morizet.»

Missika, Féraud, Julliard et Le Guen aux postes clés

Jean-Louis Missika, déjà président de l’association lancée en octobre dernier pour recueillir les propositions des Parisiens, Oser Paris partagera avec Rémi Féraud, maire du 10e arrondissement et premier secrétaire du Parti Socialiste parisien les missions de directeur de campagne. Et Bruno Julliard, déjà présent lors des précédents meetings, porte avec Myriam El Khomri la charge de porte-paroles. Une dizaine d’élus parisiens, de députés et autres maires ou adjoints à la Mairie de Paris auront en charge les thématiques qui tiennent à cœur à la candidate socialiste. Avec en tête Jean-Marie Le Guen, chargé du Grand Paris et qui avait menacé pendant quelques mois de se présenter à une éventuelle primaire socialiste. Côté éducation, Patrick Bloche réfléchira au projet pour Paris, Colombe Brossel à la place de l’enfant. Anne Hidalgo a pris le soin de composer une équipe nommée «Riposte» conséquente: sept élus, mêlant des élus parisiens et franciliens.