L’UMP rentre dans le rang après la victoire de Nathalie Kosciusko-Morizet

POLITIQUE Au soir des résultats de la primaire UMP pour les municipales à Paris, personne au parti ne conteste la victoire de NKM...

Alexandre Sulzer

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Nathalie Kosciusko-Morizet a remporté la primaire à Paris avec 58% des voix, le 3 juin 2013.
Nathalie Kosciusko-Morizet a remporté la primaire à Paris avec 58% des voix, le 3 juin 2013. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Il y a eu des «failles techniques et des irrégularités, j’espère qu’un grand parti saura tirer les conclusions». A la sortie du musée social (7e) où il vient de prendre connaissance des résultats, Pierre-Yves Bournazel est furieux. Mais le constat est là: «le résultat est net, Nathalie a gagné ce soir, et largement.» Celui qui demandait samedi encore la suspension du vote reconnaît sa défaite et conclut en un très copéien «ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise». Même son de cloche chez Jean-François Legaret pour qui la «priorité est de rassembler». «On tirera les conclusions plus tard.» Idem pour le quatrième candidat, Franck Margain, trop «content» d’avoir fait plus de 10%.

«C’était la dernière bataille du passé»

«Nous avons apporté les bonnes réponses techniques lors d’une réunion samedi», veut croire le président de la fédération UMP de Paris, Philippe Goujon qui promet qu’un rapport d’expertise sera rendu public afin de quantifier les fraudes éventuelles. «Certains se sont fait plaisir en les exagérant pour leur quart d’heure de gloire médiatique», glisse un important responsable de l’UMP, en charge de l’élection. Un apaisement que vient presque à regretter Claude Goasguen, soutien de NKM et accusé d’avoir propagé une vidéo considérée comme diffamante par l’équipe Legaret: «Qu’il y ait des recours! Qu’ils ne se contentent pas de le dire, qu’ils le fassent!» Et de conclure des tensions de ces derniers jours: «C’était la dernière bataille du passé» de la droite parisienne.