Municipales à Paris: NKM rejoint Anne Hidalgo en finale

POLITIQUE Nathalie Kosciusko-Morizet a largement remporté lundi la primaire UMP face, notamment, à Pierre-Yves Bournazel...

Alexandre Sulzer

— 

Nathalie Kosciusko-Morizet a remporté la primaire à Paris avec 58% des voix, le 3 juin 2013.
Nathalie Kosciusko-Morizet a remporté la primaire à Paris avec 58% des voix, le 3 juin 2013. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Détendue devant son QG dans le 2e arrondissement, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) s’offre une pause clope devant les caméras. Lundi soir, l’heure était clairement au soulagement pour NKM qui, non seulement, obtient la majorité absolue des voix au premier tour de la primaire UMP (58,16%) mais ne voit pas sa victoire remise en cause par ses rivaux. Un scénario-catastrophe qui avait pourtant toutes les chances de se produire. Devant ses militants, la désormais candidate à la mairie de Paris se présente donc comme une candidate «totalement libre» qui n’a ni «mentor», ni «protecteur».

>> Revivez la soirée de résultats en direct

Adoubée par le suffrage universel, NKM peut enfin regarder vers l’avenir. Avant le 14 juillet, elle annoncera dans quel arrondissement elle sera parachutée, à l’automne elle présentera ses listes. «Les questions posées par mes rivaux n’étaient pas celles de la primaire, ça a provoqué une mobilisation très forte», glisse-t-elle pour expliquer son succès. «Au départ, il était évident qu’elle allait gagner. Puis, ça s’est tendu dans un climat désagréable, abonde le député Bernard Debré, l’un de ses soutiens. Mais ce qu’à fait Bournazel est tellement stupide [demander une suspension du vote] que ça a entraîné une réaction.»

20.074 votes exprimés

«Le climat malsain a été surdimensionné par les journalistes qui ont poussé des cris d’orfraie, décrypte le directeur de campagne de NKM, Jérôme Peyrat. Au-delà de 20.000 votants [il y a eu 20.074 exprimés], il était clair qu’elle gagnait dès le premier tour.» «Les radicaux anti-«mariage pour tous» ont représenté de 10 à 15% des électeurs, pas de quoi changer la donne», confesse l’un des candidats battus.

«Ce qui s’est passé nous prive de l’élan que nous attendions de cette campagne, reconnaît toutefois, en off, un influent conseiller de l’ombre de NKM. Ça a été une primaire plus dure qu’elle ne l’avait voulue mais on ne saura qu’à l’arrivée, lors des municipales, si ça l’a vraiment handicapée. Mais s’il n’y avait pas eu de primaires, on serait où au moment où je vous parle? Dans le bureau de Copé en train de négocier avec Bournazel!» Mardi, NKM sera aux Batignolles pour poursuivre sa campagne.