Les candidats se tairont jusqu'à lundi soir

POLITIQUE Le parti d'opposition tente d'éviter un nouveau psychodrame après la guerre entre Copé et Fillon pour la présidence de l'UMP

V. C. (avec AFP)

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 La primaire UMP pour désigner le candidat à la Mairie de Paris en 2014 se tient du 31 mai au 3 juin.
 La primaire UMP pour désigner le candidat à la Mairie de Paris en 2014 se tient du 31 mai au 3 juin. — no credit

Le premier tour de la primaire ouverte de l'UMP pour la Mairie de Paris va se poursuivre normalement jusqu'à son terme lundi, a annoncé samedi le président de l'autorité de supervision de la primaire, Antoine Rufenacht. «jusqu'à la clôture du scrutin», lundi soir». 

 Bournazel réclame la suspension du vote

L'UMP tentait, ce samedi, de sauver sa primaire pour désigner son candidat aux municipales à Paris lors d'une réunion de l'instance de supervision de ce scrutin. Objectif: éviter de réitérer  l'épisode de l'élection du président du parti qui avait tourné à la guerre des chefs entre François Fillon et Jean-François Copé, chacun revendiquant la victoire.

Tout a dérapé vendredi, quelques heures seulement après l'ouverture du vote par voie électronique, qui sera clos lundi à 19h. Le benjamin de la compétition, le conseiller de Paris Pierre-Yves Bournazel, a mis le feu aux poudres en réclamant la «suspension» du scrutin pour cause de «système incontestablement défaillant». Le jeune élu copéiste a dénoncé l'impossibilité pour certains électeurs de s'inscrire sur le site de la primaire, la possibilité de voter à l'insu d'un tiers, et la poursuite de sa campagne, hors délai, par la favorite Nathalie Kosciusko-Morizet.

>> L'interview de Pierre-Yves Bournazel est à retrouver par ici...

Copé téléphone aux candidats

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a été contraint de s'en mêler, et a appelé les candidats «à faire preuve de modération et de sang-froid». Mais son entourage a pris soin de souligner que cette primaire n'était pas supervisée par lui. Dans la matinée de samedi, il a téléphoné à chacun des quatre candidats pour leur répéter ce message et insister sur la nécessité de se rassembler à l'issue de la compétition, car, selon son entourage, l'UMP a de «réelles chances de l'emporter à Paris» en 2014.

Les ténors parisiens appellent à l'apaisement

Le président de l'UMP s'est également entretenu par téléphone avec le président du conseil supérieur de la primaire, Antoine Rufenacht, ainsi qu'avec le président de la fédération UMP de Paris, Philippe Goujon. L'ancien Premier ministre Alain Juppé (depuis Bordeaux), le député Thierry Mariani (dans Le Parisien) et l'ancienne candidate à la mairie de Paris Françoise de Panafieu (auprès du Figaro) ont, eux aussi, appelé à l'apaisement et espéré que le processus aille à son terme.

«Il est hors de question de suspendre le scrutin», a réaffirmé samedi matin Antoine Rufenacht. Un peu plus tôt, sur Europe 1, il avait rappelé la «règle de silence» des candidats pendant les opérations de vote, en enjoignant les uns et les autres à «se taire». La réunion censée apaiser les tensions entre candidats a débuté vers 16h samedi. A la mi-journée, Philippe Goujon était confiant: «Les opérations de vote se déroulent dans de très bonnes conditions», a-t-il assuré, regrettant «les déclarations abruptes»  de Pierre-Yves Bournazel.

Jusqu'à lundi 19h pour voter

Les électeurs parisiens, qu'ils soient ou non encartés à l'UMP, ont jusqu'à lundi 19h pour voter, par voie électronique uniquement. Les résultats doivent être proclamés lundi soir au Musée social, dans le 7e arrondissement, avant un éventuel second tour du vendredi 7 au lundi 10 juin.

Outre NKM et Pierre-Yves Bournazel sont en lice également le maire du Ier arrondissement Jean-François Legaret (60 ans), et le conseiller régional Franck Margain (51 ans), vice-président du Parti chrétien-démocrate (PCD, associé à l'UMP).