Election de Marion Maréchal-Le-Pen: Le PS et le FN démentent une entente

POLITIQUE Le Parti Socialiste et le Front national ont démenti mercredi toute entente dans le Vaucluse lors des législatives de mai 2012, qui aurait permis l'élection de Marion Maréchal-Le Pen...

avec AFP

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Le Parti Socialiste et le Front national ont démenti mercredi toute entente dans le Vaucluse lors des législatives de mai 2012, qui aurait permis l'élection de Marion Maréchal-Le Pen, comme l'écrit lexpress.fr.
Le Parti Socialiste et le Front national ont démenti mercredi toute entente dans le Vaucluse lors des législatives de mai 2012, qui aurait permis l'élection de Marion Maréchal-Le Pen, comme l'écrit lexpress.fr. — Fred Dufour AFP

Le Parti Socialiste et le Front national ont démenti mercredi toute entente dans le Vaucluse lors des législatives de mai 2012, qui aurait permis l'élection de Marion Maréchal-Le Pen, comme l'écrit lexpress.fr. «Rien de tangible n'accrédite l'idée d'une entente avec le Front national, qui serait inacceptable. Les dirigeants de la Fédération (du Vaucluse) eux-mêmes démentent formellement cette idée», dit-on à la direction du PS.

«Une sage improbable» pour Marion Maréchal-Le Pen

«Je constate que l'approche des municipales (de 2014) et la montée du Front National alimentent les sagas les plus improbables (...) Je ne tiens pas à commenter ce qui s'apparente assez clairement à un règlement de comptes entre socialistes», a déclaré Marion Maréchal-Le Pen, députée de la 3e circonscription du Vaucluse, dans un communiqué. Selon lexpress.fr, «il y aurait eu échange de bons procédés» dans le Vaucluse entre le PS et le FN.

Il aurait consisté, selon le site, dans le «maintien de la socialiste (Catherine Arkilovitch, au deuxième tour) dans la circonscription de Marion Le Pen contre le maintien de la candidate FN dans la circonscription voisine, la 5e du Vaucluse, où le socialiste Jean-François Lovisolo avait besoin de la présence du FN au second tour pour l'emporter face à l'UMP».

Juste une mission d'information

Catherine Arkilovitch, arrivée 3e au premier tour, derrière l'UMP et le FN, s'était finalement maintenue au second tour contre les consignes nationales du PS. Son suppléant, Roland Davau, s'était retiré pour protester et avait appelé à voter UMP contre le FN. «Moi dans ma position, je n'ai pas assisté à des rencontres ou des tractations de ce type-là. Je n'ai pas reçu de coup de fil non plus, ni vraiment été mis sous pression», a déclaré mercredi à l'AFP M. Davau. «Il n'y a pas eu de tractations avec le FN», a insisté, de son côté, Catherine Arkilovitch.

«Arkilovitch s'est maintenue parce qu'elle détestait (Jean-Michel) Ferrand», le candidat UMP finalement battu par Marion Maréchal-Le Pen, indique-t-on aussi dans l'entourage de celle-ci. Au final, dans la 5e circonscription du Vaucluse, la candidate FN Martine Furioli-Beaunier s'était retirée, contre les consignes de son parti, pour aider le candidat UMP finalement élu. Selon L'Express.fr, Marc Mancel, membre du Conseil national (parlement) du PS, s'est rendu en mars dans le Vaucluse et s'apprête à remettre un rapport «très à charge» au Premier secrétaire du PS, Harlem Désir.

A la direction du PS, on affirme qu'«il n'y a ni enquête interne sur un éventuel accord avec le Front national ni rapport remis en fin de semaine», mais que la mission de M. Mancel était «une mission d'information sur le fonctionnement de la fédération du Vaucluse, semblable à d'autres dans d'autres fédérations».

 

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