Affaire Tapie: Fin de l'audition de Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République

JUSTICE Son audition-marathon -douze heures ce jeudi- reprendra vendredi...

avec AFP

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Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République à Paris le 23 mai 2013.
Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République à Paris le 23 mai 2013. — Jacques Brinon/AP/SIPA

Christine Lagarde est sortie peu après 21h de la Cour de Justice de la République à Paris, après une longue audition ce jeudi qui devrait reprendre vendredi dans l'affaire de l'arbitrage privé concernant la vente d'Adidas dont a bénéficié Bernard Tapie.

«A demain!», a en effet déclaré aux journalistes l'ancienne ministre de l'Economie, désormais patronne du FMI, sortie de la Cour de Justice de la République (CJR) tout aussi souriante qu'à son arrivée douze heures plus tôt. La patronne du FMI pourrait être placée sous le statut de témoin assisté, ou mise en examen pour «complicité de faux et de détournement de fonds publics».

Soutenue par les autorités françaises et le FMI

Forte de «la confiance» du FMI, des autorités françaises et de ses amis politiques, elle est venue justifier le recours, plutôt qu'à la justice, à un tribunal arbitral privé qui octroya 400 millions d'euros avec les intérêts à Bernard Tapie en 2008, et le choix de renoncer à tout recours contre cet arbitrage.

Le 7 juillet 2008, ce tribunal arbitral avait condamné le Consortium de réalisation (CDR), organisme public gestionnaire du passif du Crédit Lyonnais, à verser 285 millions d'euros (environ 400 millions avec les intérêts) à Bernard Tapie.

Devant la commission des finances de l'Assemblée nationale en septembre 2008, Christine Lagarde avait assuré n'avoir jamais évoqué avec Nicolas Sarkozy, alors président, cette décision controversée de recourir à l'arbitrage plutôt que de s'en remettre à la justice.