Pour Moscovici, le renoncement de Cahuzac, c'est «ce qu'il fallait faire»

avec AFP

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Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a jugé dimanche sur Radio J que la décision de Jérôme Cahuzac de renoncer à la législative partielle dans son ex-fief du Lot-et-Garonne était une «décision qui s'imposait, qui allait de soi».

«C'est ce qu'il fallait faire», a-t-il déclaré, estimant que tout autre choix de l'ancien ministre du Budget poussé à la démission par son mensonge sur sa situation fiscale «n'aurait pas eu de sens».

Vu les circonstances, «se présenter devant les électeurs n'aurait pas eu de cohérence», a estimé le ministre de l'Economie.

Revenant sur sa future audition par la commission d'enquête parlementaire sur l'action du gouvernement pendant l'affaire Cahuzac, M. Moscovici a déclaré que pour l'instant il n'avait pas été informé de la date de son audition, mais qu'il était «tranquille».

«Quand on a une conscience claire d'avoir fait son devoir, on peut aller tranquille devant une commission d'enquête. (...) Je ne crains pas la vérité», a-t-il déclaré.

«Les moyens d'agir»

«J'ai déjà été entendu par la commission des finances (de l'Assemblée nationale, ndlr). J'ai déjà pu dire ce qu'était la vérité» à savoir qu'«il est apparu que l'administration fiscale a fait tout ce qu'elle pouvait faire» dans l'affaire Cahuzac. «Je répéterai ça», a expliqué M. Moscovici.

Concernant les indemnités que M. Cahuzac continue de toucher en tant qu'ancien ministre, Pierre Moscovici a répété que c'était une obligation légale.

«Pour l'instant, nous sommes contraints par l'Etat de droit, mais nous allons faire ce qu'il faut pour remédier» à cette situation, a-t-il ajouté.

Le ministre a notamment évoqué le projet de loi organique destiné à ramener les indemnités de départ des anciens ministres de six à un mois, et de ne pas les verser en cas de manquements graves.

«Quand nous aurons les moyens de réagir, nous le ferons», a-t-il conclu.