Toutes les casseroles de Claude Guéant

A.S.
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Claude Guéant, le 10 avril 2013.
Claude Guéant, le 10 avril 2013. — ANTONIOL ANTOINE/SIPA

Alors que Claude Guéant est soupçonné par la justice d’avoir imposé un emploi fictif au ministère du Logement en 2008, 20 Minutes rappelle dans quels scandales l’ancien secrétaire général de l’Elysée est soupçonné d’être impliqué.

Le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007

L’ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy a été mis en cause par l'homme d'affaires Ziad Takieddine dans l'organisation d'un financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy de 2007 par Mouammar Kadhafi à hauteur de 50 millions d'euros. Le 19 avril 2013, une information judiciaire contre X a été ouverte pour «corruption active et passive», «trafic d'influence, faux et usage de faux», «abus de biens sociaux», «blanchiment, complicité et recel de ces délits».

L’arbitrage en faveur de Bernard Tapie

L’ancien secrétaire général de l’Elysée est soupçonné par la justice d’être intervenu dans la résolution du conflit opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais sur la vente d’Adidas. Trois juges d'instruction enquêtent sur la décision prise en 2008 par l'ancienne ministre de l’Economie Christine Lagarde de recourir à un arbitrage plutôt que par la justice. Un arbitrage qui a été très favorable à Bernard Tapie. Les magistrats tentent de savoir si l'Elysée, et donc Claude Guéant, est intervenu dans la résolution de ce conflit. Son domicile et son bureau de Claude Guéant ont été perquisitionnés dans ce cadre.

Les sommes mystérieuses sur son compte

Lors de la perquisition, les enquêteurs découvrent 500.000 mystérieux euros déposés sur un compte bancaire de Claude guéant. Selon l’ancien ministre de l’Intérieur, il s’agit du paiement d'une vente de deux tableaux d'Andries van Eertvelt à un avocat étranger. Une vente qui n’aurait pas été déclarée et apparaît très surestimée aux yeux des experts en art. Pour justifier des factures en liquide, Claude Guéant affirme aussi avoir reçu des sommes d'argent en liquide pour environ 25.000 euros, des primes de cabinet, «non déclarées» de l’époque où il était collaborateur de Nicolas Sarkozy place Beauvau et versées, selon lui, à «plusieurs milliers de fonctionnaires». Une enquête interne du ministère de l’Intérieur a été ouverte le 2 mai.

25.000 euros jordaniens

Un  autre virement suspect, d'un montant de 25.000 euros et provenant de Jordanie, a été découvert sur un compte de Claude Guéant. «Le règlement de cette somme  n'a rien de suspect, a répondu laconiquement son avocat. Il s'agit du versement d'une somme en conformité d'un accord contractuel signé avec une société jordanienne qui correspond à la rémunération d'une fonction exercée par monsieur Claude Guéant.»  

Le tableau ivoirien

Un tableau, qu’aurait offert le président ivoirien Alassane Ouattara en novembre 2011, est accroché au mur de son cabinet d’avocat. Or, selon une circulaire gouvernementale de mai 2007, tout cadeau officiel doit être enregistré par le service du mobilier national. Ce que n’a pas fait Claude Guéant.