Brigitte Ayrault prend la défense de son mari, «indispensable» à François Hollande d'après elle

COMMUNICATION L'épouse du Premier ministre vole au secours de son époux après les rumeurs de remaniement...

M.P. avec AFP
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Brigitte et Jean-Marc Ayrault le 26 mars 2013 devant le Louvre, à Paris.
Brigitte et Jean-Marc Ayrault le 26 mars 2013 devant le Louvre, à Paris. — B.GUAY / AFP

Brigitte Ayrault sort de son silence. Un an après que Jean-Marc Ayrault a été nommé à Matignon, son épouse a accordé un entretien à Presse-Océan, pour dire à quel point son mari est «indispensable» à François Hollande.

Au journaliste qui lui demande, en référence aux rumeurs d'un possible remaniement gouvernemental, si elle prépare «les cartons», Brigitte Ayrault répond: «Non. J'entends ce qui se dit, je lis ce qui s'écrit mais Jean-Marc est l'homme de la situation. Il est courageux, il fait le travail, il est loyal. Je le crois indispensable à François Hollande». D’après la très discrète locataire de Matignon, «Jean-Marc est serein, sûr de sa ligne politique. Il est parfois fatigué mais il n'est pas déstabilisé par les attaques. Il a la sagesse et le recul». Et d’ajouter: «Il sait que ce qu'il a semé germera».

 «L’affaire Cahuzac, c'est une souffrance»

Interrogée sur l’affaire Cahuzac, Brigitte Ayrault a assuré que son Premier ministre de mari était «tombée des nues». «L’affaire Cahuzac, c'est une souffrance. Le sentiment d'une très grande trahison», ajoute-t-elle.Brigitte Ayrault assure aussi avoir réussi à «savoir où mettre le curseur entre vie personnelle et vie publique», notamment grâce à des «échappées belles» qui vont  «souvent vers l'art. Quand l'agenda nous le permet, nous allons voir des expos ou un film ; c'est notre bouffée d'oxygène», précise-t-elle.

Enfin Brigitte Ayrault revient sur la petite phrase d’Anne Gravoin, l’épouse musicienne de Manuel Valls, qui avait jugé qu’elle était plus «glamour» que Brigitte Ayrault, «prof d’allemand dans la banlieue de Nantes». Brigitte Ayrault répond de manière très terre à terre:  «c'était faux, je suis prof de français, et injuste, mais j'ai refusé de polémiquer. Nous nous sommes revues depuis, c'est anecdotique.» Fin de la polémique.